
Les experts et nous



À l’entrée des auberges, il y a longtemps, c’est ce que l’on écrivait à l’entrée: Qui dort, dîne. Cela voulait dire que pour avoir droit de coucher sur place il fallait aussi prendre un repas. La sagesse populaire à repris cette maxime en lui donnant une autre signification, dormir nous fait oublier la faim et peut remplacer un repas. Continuer à lire Qui dort, dîne!
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Le sentiment de satisfaction, vous connaissez? Le sentiment de d’être suffisante, assez, ça vous parle? L’impression, au contraire de ne pas être assez, de devoir faire toujours plus, d’avoir peur de manquer, ça résonne? La sensation d’être comblée, détendue et pleine de gratitude, ça vous chante?
Que peuvent bien avoir toutes ses sensations en commun? L’estomac!

Un mythe qui perdure est celui du manque de volonté.
Si vous avez du surpoids c’est certainement parce que vous mangez trop et n’avez pas assez de volonté pour vous contrôler. Le sous-entendu est que vous vous laissez aller dans une indulgence crasse et qu’il y a certainement le péché mortelle de la gourmandise quelque part. Peut-être qu’on vous regarde de haut, ou que vous même, ayant bien internalisé le message, vous ne vous autorisez plus à manger ce qui vous plaît, ou même la quantité dont vous auriez besoin, en public.

Qu’est-ce que le Métabolisme? Comment va le vôtre?
En physiologie, le métabolisme est l’ensemble de toutes les réactions chimiques dans votre corps. On peut aussi parler du métabolisme d’un organe ou d’une glande en particulier. Souvent quand on entend le mot métabolisme on pense à l’énergie…

Nous regardons notre assiette. Nous évaluons ce qu’il y a dedans. Si nous sommes du genre à compter les calories, elles s’additionnent toutes seules…et parfois à la hausse. Nous pensons au repas que nous avons pris avant, ou même à « tout » ce que nous avons mangé hier. Ou à ce que nous risquons de manger demain chez nos amies.
Continuer à lire Manger avec sa tête…

Quand vous mangez quelque chose que vous n’aimez pas, sous prétexte que cela est bon pour votre santé, vous vous mettez en état de stress. Et qui dit stress, dit ralentissement de la digestion.
Beaucoup d’entre nous avons des souvenirs difficiles d’être forcées à manger certains aliments, à finir notre assiette, à être punie d’une façon ou d’une autre autour de la nourriture ou à la table familiale.
Continuer à lire Manger et bouger, une histoire d’amour

Un bébé pleure. Elle est rouge, hurlante peut-être, agitée, ou souffrante peut-être. Le sein arrive; ou la bouteille. Instantanément, elle se calme. Quel est ce miracle?
Au début de la vie, la nourriture représente bien plus que la survie. Elle représente l’affection, la sécurité, la conviction de notre valeur, la réponse à notre désarroi, à notre solitude, à nos peurs ou nos angoisses, la tentative d’apaiser une douleur physique. C’est si vrai qu’un bébé qui manque d’affection se laissera mourir de faim, comme on l’a vu dans des orphelinats des années 50.
Ortho=droit Orexie=appétit
L’orthorexie est une fausse bonne idée qui cache des malaises profonds dans notre relation à la nourriture et même un réel trouble alimentaire qui peut être très grave…
Bien manger, manger santé, qui peut être contre la vertu?

Finis ton assiette!
Tu n’auras pas de dessert…les enfants ne parlent pas à table…tu manges trop lentement…on ne boit pas d’eau en mangeant…tu es trop gourmande…si tu as déjà faim, c’est que tu n’as pas mangé assez à midi…si tu n’as pas faim c’est que tu as trop mangé à midi…tu vas manger tout ça?…ça, ça donne des boutons…va manger sur le comptoir, je ne veux pas de toi à table…
Et vous, ça ressemblait à quoi autour de la table?
Il y a toutes sortes de cultures familiales autour des tables. Certaines viennent de normes sociales, culturelles ou religieuse et d’autres sont spécifiques à chaque famille. Ceci a construit notre ‘identité alimentaire’, a nourrit nos croyances et a ancré des habitudes, bonnes ou moins bonnes.
« Ma grand-mère venait tout les dimanches et on préparait la nourriture de la semaine, c’était des moments merveilleux! Ma mère, ma grand-mère et moi… »
« je n’ai jamais compris pourquoi, mais je mangeais seule au comptoir alors que toute la famille était à table. C’était comme ça… »
« Le repas c’était l’inquisition…mon père nous interrogeait à tour de rôle sur ce que nous avions fait…en dehors de ça nous n’avions pas le droit de parler à table… »
Il y a autant d’histoire de bouffe, que de familles qui mangent.
Si aujourd’hui vous vous débattez avec votre appétit, avec votre capacité de vous détendre à table, avec l’idée de prévoir un repas ou d’en partager un…
Si manger ressemble à une corvée aussi intéressante que mettre de l’essence dans la voiture…
Si vous avez des fantasmes de repas familiaux pris dans la bonne humeur sans en faire l’expérience au quotidien…
Si vous ne vous assoyez pas à table, mangez seule, devant l’ordi, dans l’auto.
S’il vous manque la vitamine P2: le plaisir! (la P1 était la présence, si vous vous souvenez!).
Alors, il est bon de faire une rétrospective de votre histoire alimentaire familiale. Comment cela se passait-il autour de la table? Y-avait-il une table? Quelle était l’humeur au repas? Qui préparait la nourriture? Qui aidait? De quoi parlait-on autour du repas? Quelles étaient les croyances familiales autour de la nourriture? Aviez-vous assez à manger? Quelles étaient les règles entourant la nourriture? Maman était-elle au régime? Papa participait-il à la cuisine?
En explorant ces sujets, parfois sensibles, vous découvrirez comment vous vous êtes construites et comment ce qui vous apparaît comme des évidences aujourd’hui (il faut finir son assiette) peut avoir besoin d’être revisité et changé.