Archives mensuelles : septembre 2019

Le V.I.C.S…en êtes-vous atteinte?

 

Un virus très présent dans notre société alimente des pensées toxiques à notre égard et à l’égard de nos proches. Ce virus change selon notre culture, mais il est présent à peu près partout. Surtout concernant le corps des femmes et des fillettes mais au final, il n’épargne personne. Curieuse?

C’est le Virus de l’Image Corporelle Standardisée!

Vous le connaissez bien. Il fait vendre des pilules pour maigrir en Amérique et en Europe et des pilules pour grossir en Afrique. Il est à l’origine d’un marché de plusieurs milliards de dollars et nous sommes toutes infectées. Il s’est propagé tranquillement, insidieusement, se modifiant avec les années…de l’embonpoint valorisé quand il y avait encore des famines aux corps faméliques des générations d’abondance, le message est le même: la beauté a une forme…et toute autre forme est défaillante et doit être corrigée.

Le regard des hommes et des femmes et même des enfants est infectés. Si votre fils vous ramène une fille grassette comme nouvelle copine, si votre fille s’enrobe un peu trop avant l’adolescence, si votre copain veut absolument travailler ses abdos et ses biceps, si votre regard évite les miroirs, que vous jugez telle ou telle personne public ou privée…cette petite voix qui susurre que vos bourrelets sont de trop, que les fesses de celle devant vous dans la file d’attente sont trop grosses, et bien plus encore.

Ce serpent qui siffle dans votre oreille, ce n’est pas vous. C’est la trace du VICS…Votre interprétation du regard de votre partenaire sur vous quand vous vous déshabillez c’est encore le VICS. Quand vous avez peur de votre assiette, de votre appétit ou du plaisir que vous auriez à manger telle ou telle chose, c’est le VICS! Quand vous avez honte de votre corps qui n’arrive pas, malgré vos efforts, à ressembler à autre chose que lui-même, encore le VICS. Quand vous détestez le fait de vieillir au lieur de vous réjouir de vivre encore aujourd’hui, ah, maudit VICS! Il s’est insinué presque partout. Il vous détourne des vrais enjeux de votre vie: votre raison d’Être, le développement de vos qualités, la richesse de nouveaux apprentissage, la sérénité de s’accepter soi-même et les autres et j’en passe.

Ce n’est pas votre faute, mais il est temps d’agir.

Ce virus est difficile à éradiquer, certes. Il se cache et se transforme dans des pensées en apparences anodines. Il vous faudra retrouver la chasseresse en vous. Commencez par être à l’affût des opinions que vous avez sur le corps des autres et sur le vôtre. Souvenez-vous que la vie elle–même est diversité et que la baleine n’est pas moins belle que la gazelle; que la pivoine n’a rien à envier au lilas…Retenez vos commentaires à voix haute sur le corps des autres car vous vous parlez ainsi à vous-même. Faites particulièrement attention aux enfants qui vous écoutent: ils attrapent le VICS comme ça aussi. Soyez re-belles!

Laissez tomber les crèmes-machins, les pilules-trucs, les chirurgies-choses. Arrêtez de nourrir le monstre. Foutez-vous la paix avec votre corps; aimez-le pour sa santé, sa sensualité, sa douceur, sa tolérance de vos excès sur lui…immunisez-vous  contre le regard des autres. Ce n’est qu’un virus qui les infecte.

Avec de la patience et de la persévérance, vous vous libérerez du VICS assez pour retrouver plus de liberté et de joie dans votre vie , sur cette terre, dans ce corps merveilleux qui vous permet, aujourd’hui encore, d’exprimer votre présence en ce monde et d’aimer et être aimée telle quelle.