Pourquoi encore un site sur la nourriture?

tranquille rivière

Dans notre société où la « pornographie alimentaire » est reine; où l’on parle plus de nourriture que ce que l’on en cuisine réellement; où l’on reçoit des informations « scientifiques » contradictoires et qui mènent à la confusion; où il commence à y avoir plus de « religions alimentaires » que de présence dans les lieux de culte; où il devient très difficile de connaître la vraie provenance de nos aliments ou même leur composition; où les maltraitances animales sont effarantes et celles des sols à peine moins pires… et j’en passe! Lire la suite

Le régime de la peur

« le sucre c’est du poison » « Il y a des pesticides partout » « La malbouffe c’est dangereux » « Es-tu sûre que c’est bien du Bio? » « hein, tu manges ça? » « Ça va te rendre malade » « C’était prévisible qu’il-elle allait avoir telle maladie, avec son régime alimentaire… »

Il y les bons et les méchants voir… Bon ou Mauvais?

Mais surtout, il y a la peur. La peur qui est une arme de conditionnement massif et qui sert à toutes les sauces: peur d’être malade, blessé.e, de vieillir, d’être pauvre, handicapé.e, grosse, trop maigre, laide, envahit par des « étrangers », de ne pas avoir assez d’argent de côté pour sa retraite, d’attraper la grippe (il faut bien vendre un vaccin annuel)…et bien d’autres encore, tout y passe.

Notre cerveau animal est assez basique: il recherche ce qui lui procure du plaisir et s’éloigne de ce qui lui procure de la douleur. La peur, qui désigne ce qui pourrait porter atteinte à notre survie, est un puissant moteur instinctif.

Les bébés naissent naturellement avec la peur du vide, de la chute et la peur des bruits intenses. Il semblerait aussi que la peur des serpents et des araignées soient inscrites dans l’ADN. La peur d’être laissée seule, même si elle est moins étudiée, est aussi présente dès le début de la vie: un bébé qui n’est pas en contact peau à peau avec sa mère ou un autre être humain va se mettre à pleurer et se calmer quand on la prend.

Comme la peur est  programmée profondément en nous, nous sommes hautement manipulables par ce biais.

En alimentation, cela se traduit par la peur de certains aliments, la peur d’être malade si nous mangeons « mal », la peur de s’empoisonner et de mourir à petit feu (en fumant par exemple, ou en mangeant du sucre), la peur de mourir dans de grandes souffrances (on vous dira que le cancer du côlon entraîne une mort plus souffrante que d’autres sortes de cancer, etc…).

Je connais bien des personnes qui ont un régime « impeccable » non pas pare que cela leur fait du bien, leur procure de l’énergie, leur fait plaisir mais parce qu’elles ont peur d’être malades. Leur tête est pleine de « il faut que » et « il ne faut pas que » en terme de nourriture ou… d’exercice physique. J’en connais qui font du sport absolument sans plaisir pour se punir d’avoir mangé telle ou telle chose ou par peur d’être malade plus tard…

Où est le plaisir du chemin? Il n’y a pas que la destination qui compte…voici une petite blague que j’aime bien:

Un femme a harcelé son mari durant toute leur vie commune pour qu’il mange bien, ne boive pas trop, fasse de l’exercice. Elle veut qu’il vive jusqu’à 100 ans. Effectivement, au prix de grands efforts de sa part, ils meurent tous les deux à 100 ans. Ils se retrouvent au paradis. La femme lui dit « Ah mon chéri, n’est-ce pas merveilleux ici? » et il répond : « oui, et si tu m’avais laissé faire, ça ferait déjà 30 ans que j’y serai et au moins j’aurais eu du plaisir sur la terre aussi! »…

Comprenez moi où je vous parle: bien manger et bien bouger sont les composantes d’une belle santé.

Mais manger dans la peur tous les jours; bouger par la peur ou la punition tous les jours; regarder son assiette avec stress ou faire ses courses angoissées; s’approcher du gym les mâchoires tendues; rien de tout cela ne contribue à votre santé.

Vous n’êtes pas un véhicule qu’il suffit de remplir de bonne essence  pour qu’il fonctionne bien…vous êtes un personne humaine et complexe pour qui le plaisir est inscrit dans la matrice et crée du bon; et pour qui la douleur, la peur, le stress négatif entrave le bon.

Même s’il y du vrai dans beaucoup d’affirmations concernant la nourriture, il y a aussi beaucoup de confusion, d’informations contradictoires et d’amalgames. Nous vivons aussi de l’impuissance face à ce que nous mangeons car la bonne provenance, la qualité, le soin n’existe plus dans la nourriture industrialisée.Et oui, cette même industrialisation de la nourriture a entraîné des conséquences néfastes sur les sols, les animaux , et les gens. Mais si nous rajoutons de la peur au menu, cela ne fait qu’augmenter notre souffrance et nous n’y gagnons rien.
Mieux vaut manger en paix et bouger avec plaisir.

Au lieu de mettre la peur au régime, faites donc une diète de la peur et éliminez-la de votre vie, partout où vous le pouvez.

Besoin de gras?

Parmi nos croyances toxiques en terme d’alimentation, la peur du gras vient sûrement au premier rang; tant et si bien que, souvent, nous ne mangeons plus assez gras.

« Le gras est le premier trésor de l’humanité » se plaisait à dire le Dr. Sabbah.  Sans la possibilité de faire des réserves sur nous-même pour faire face aux pénuries, l’humanité n’aurait pas survécu. Nous sommes faites pour prendre du poids l’automne pour nous préparer à l’hiver.

On sait que le fructose encourage plus la prise de poids que les autres sucres. Ce sucre présent dans les fruits abondants en automne envoyait le signal à notre cerveau de commencer les réserves.

La baisse de vitamine D, alors que le soleil est moins haut et moins puissant, est aussi un signal qu’il faut prendre du poids. On trouve ainsi un taux plus bas de cette vitamine chez les personnes ayant un surpoids.

Alors comme maintenant nous avons bien peur du gras, nous avons remplacé le beurre par de la margarine; nous mangeons des yogourts sans gras donc plein de sucre et d’agent de remplissage et de texture; nous sommes encouragées à cuire sans gras avec des aérosols de gras de mauvaise qualité,  et bien plus encore!

En fait nous avons besoin de gras de bonne qualité en quantité suffisante. Sinon, notre corps entre en déficit de gras et se met en posture de famine…Voici quelques symptômes surprenants qui peuvent indiquer un manque de gras dans votre alimentation:

Peau et cheveux secs, ou gras

Ongles qui se dédoublent

manque de concentration

perte de mémoire

difficulté à perdre du poids (eh oui!)

Prise de poids (encore eh oui!)

rougeur autour des yeux

difficulté à absorber certains minéraux et certaines vitamines, dont la A, la E et la D et les conséquences qui viennent avec…

constipation

difficulté de sommeil

Problèmes d’humeur: irritabilité et ou sensation d’être déprimée.

Si vous vous reconnaissez dans plusieurs symptômes, augmentez donc votre apport de bon gras pendant quelques semaines et voyez si cela fait une différence.

 

 

Les croyances alimentaires toxiques=stress

Quand il s’agit de bien manger, de santé, d’énergie, et d’image de soi les croyances abondent!

En terme physiologique cependant, il y a certains consensus, dont celui-ci: le stress diminue la capacité digestive. Voici ce qui se passe dans votre corps quand vous vivez un stress négatif (il y a des stress positifs comme quand vous êtes excitées à l’idée de retrouver des ami.es, par exemple):

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Vous n’avez pas le contrôle…

Commençons par un petit quizz…

Si vous vous  foulez la cheville, vous sentez-vous coupable parce qu’elle enfle?

Si vous « attrapez » la grippe, pensez-vous que vous êtes responsables?

Si vous digérez bien, pensez-vous que c’est grâce à vous?

Si vous prenez vos suppléments de fer ou de calcium, pensez-vous que c’est de votre faute si vous êtes encore anémique ou faites encore de l’ostéoporose ?

Je connais tellement de femmes qui mangent bien, font de l’exercice régulièrement, et pourtant qui se sentent coupables d’être en surpoids ou en sous-poids; tant d’hommes qui se sentent dévalorisés car ils n’ont pas la masses musculaires qu’ils voudraient ou la super découpe des abdos malgré les heures passées au gym (et les tonnes de suppléments qu’il prennent); des petites filles de 7 ans qui commentent le poids de leurs copines et les trouvant grosses et pas jolies; et des petites filles de 9 ans que l’on met au régime….

Quand votre cheville enfle après une entorse, il paraît évident que l’enflure fait partie du processus normal de guérison: des nutriments et éléments réparateurs sont acheminés sur place, d’où l’enflure. La douleur vous rappelle de ne pas mettre de poids sur votre cheville tant qu’elle n’est pas assez guérie pour le faire. La démangeaison parfois intense, qui ramène du sang neuf dans la région, signale la fin du processus. Vous accompagnez votre corps en vous reposant, en mettant de la glace et en marchant avec des béquilles. Mais vous ne vous concentrez pas toute la journée pour faire guérir votre cheville. Et même les médicaments que vous prenez ne vous font pas guérir; ils diminuent l’intensité des symptômes pendant que votre corps fait le reste.

Une femme qui prend des suppléments de fer n’est jamais pointée du doigt si elle reste encore anémique. On sait qu’il y a une différence entre ingestion et absorption: ce n’est pas parce que vous prenez un aliment, un supplément ou un médicament que celui-ci est automatiquement absorbé par le corps. Et ce n’est pas parce que vous en prenez plus qu’automatiquement votre corps en prend plus. Les mécanismes qui régissent l’absorption restent encore à découvrir bien que l’équilibre de la flore bactérienne intestinale semble jouer un grand rôle dans l’absorption.

Pourtant, celle qui est grosse est presque automatiquement jugée pour son manque apparent de contrôle sur elle-même; comme s’il n’en tenait qu’à elle de maigrir.

C’est faux.

Et très culpabilisant.

Ce n’est pas à votre niveau conscient et délibéré que ces mécanismes se jouent: ils sont contrôlés par votre cerveau et vos différents systèmes nerveux, endocriniens, digestifs etc. C’est un orchestre magnifique et d’une telle complexité que vous seriez bien incapable d’en prendre les commandes même si vous le vouliez.

Mais voilà que sous prétexte que vous avez le contrôle (apparemment du moins) de ce que vous mettez dans votre estomac, vous êtes responsable de ce que votre métabolisme en fait. Comme si vous aviez le pouvoir de décider où et comment sont utilisées les calories que vous ingérer: par ici un peu de gras, par là de la chaleur et de l’envie de bouger…

« Oui, mais je mange du gâteau des fois! » « oui, mais si j’arrêtais de manger des chips le samedi devant la télé! » « Oui, mais je mange deux gros carrés de chocolat par jour! » »Oui mais si je mangeais moins! »…et tant d’autres choses encore…

Alors permettez-moi de vous dire avec force, et à le répéter jusqu’à ce que ça entre: vous n’êtes pas responsables de ce que votre corps fait avec ce que vous lui donnez.  L’équation entre ce que vous ingérez et ce que votre corps en fait est plus complexe que cela.

S’il vous plaît, faites-vous du bien: réconciliez-vous avec la nourriture, détendez-vous avec la nourriture, (ré)apprenez à écoutez vos besoins et vos limites,bougez pour le plaisir, faites des changements basés sur le bien-être ressenti et non sur la privation ou le contrôle…et comme votre cheville guérit pendant que vous accompagnez votre corps, même quand vous n’y pensez pas, écoutez votre corps et laissez votre métabolisme faire ce qu’il sait faire.

Vous n’aurez peut-être pas la silhouette de vos rêves, mais vous irez beaucoup mieux.

Détendez-vous, vous n’avez pas le contrôle.

 

Le consentement des mangeurs/ses

Voici donc la traduction libre du texte de Marc David The Eater’s Agrrement, que vous pouvez trouver dans son livre « Nourishing Wisdom ». Bien que le mot « eater » en anglais soit assez neutre et désigne simplement une personne qui mange, le mot mangeur, et encore plus le mot mangeuse, a une connotation parfois émotivement négative en français…qui parle bien de notre malaise autour de la nourriture. Les femmes et la nourriture sont encore plus mal vues…

Mais n’ayant pas trouvé d’autres traductions pour « eater », je garderai mangeuses et mangeurs sans connotation négatives.

Comme c’est le même mot « nourriture » qui traduit l’anglais de « food » et « nourishment » (ce dernier parle de tout ce qui nous nourrit, à tous les niveaux: physique, émotionnel, mental et spirituel), je me suis permise le néologisme « nourrissement » à la fin, pour mieux décrire toutes les sortes de nourritures possibles.

Le consentement des mangeurs/ses

Par la présente, à partir de ce jour, je consens à participer pleinement à la vie sur la terre. Je consens à habiter le véhicule approprié qui me permet une telle participation: un corps humain. Comme condition essentielle pour soutenir ce corps, et la vie qui l’habite, j’accepte d’être une mangeuse. Ce consentement me lie complètement pour toute la durée de mon séjour sur la terre.

Comme mangeuse, je consens à la faim. Je consens à avoir un corps qui a besoin de nourriture Je consens à manger de la nourriture. Je reconnais que plus  le besoin biologique de manger est comblé avec plus de présence et d’efficacité, plus mon bien-être ira en augmentant. De plus, je reconnais que mon ignorance concernant le processus de l’alimentation peut entraîner des conséquences indésirables.

Parce que l’essentiel de ma participation à la vie est fait d’exploration et d’apprentissage, je consens à faire l’expérience de l’incertitude comme mangeuse. Je comprends qu’il y a un grand choix de nourriture disponible et que je ne saurai pas toujours quoi manger. Bien que j’aie le choix entre plusieurs systèmes alimentaires, il est possible que je ne sache pas lequel suivre. J’ai probablement un lot d’habitudes que je ne sais pas gérer. Je reconnais que ma relation à la nourriture est un processus d’apprentissage et de ce fait, que je commettrai sûrement des erreurs. Alors, comme mangeuse, je consens à cet apprentissage continu dans mon chemin d’humanité.

Je comprends que mon corps change de l’enfance à la vieillesse et donc que changeront aussi mes besoins alimentaires. Je reconnais que mon corps puisse avoir besoin de différentes nourritures selon les jours, les saisons, les années qui passent. Mes besoins nutritionnels aussi changeront avec mes styles de vie et mes environnements. Je comprends qu’il n’y a pas de diète parfaite.

Comme mangeuse, j’accueille la douleur. Je reconnais que je puisse souffrir quand mon corps est déséquilibré par mes choix alimentaires ou mes habitudes. Il est aussi possible que je souffre quand mes besoins de nourritures affectives et spirituelles sont confondues avec une faim physique. Je comprends aussi que manger pour soulager des maux qui ne sont pas d’origine  alimentaire  pourrais causer plus de souffrance.

De plus, je consens à accepter un corps qui est imparfait, vulnérable, fragile et qui naturellement vieillit et s’amoindrit avec le temps qui passe. Je reconnais qu’il y aura des moments où je serai incapable de prendre soin de moi-même adéquatement. Je consens donc au fait qu’avoir un corps, c’est aussi avoir besoin de l’aide des autres. J’accueille donc ma vulnérabilité comme mangeuse. J’étais vulnérable et dépendante comme nourrisson, bébé et enfant et  j’ai eu besoin que l’on me nourrisse. Je me retrouverai peut-être également vulnérable et impuissante dans la maladie ou la vieillesse. De plus, je sais que même quand je suis complètement capable et autonome, je pourrais avoir besoin du soin et de la chaleur de quelqu’un qui puisse me nourrir. Alors, comme mangeuse, j’accepte d’être nourrie par d’autres.

Si j’ai un corps de femme, je reconnais que j’ai une relation particulière, singulière ou sacré avec la nourriture sous toutes ses formes. Comme je donne la vie, je la nourris aussi; que cela soit à travers ma cuisine ou le lait de mon corps, je reconnais que la relation, l’union qui existe  entre la nourriture et l’amour est une qualité qui est toute féminine et qui a un impact profond sur l’humanité.

Comme mangeuse, je reconnais le domaine du sacré. J’accepte que l’acte de me nourrir puisse être inspirant et ritualisé; qu’il peut être symboliquement chargé de sens spirituel ou religieux, et qu’il peut être joyeux.

Je reconnais que manger est une activité qui me relie avec toute l’humanité; et que cela me rend co-responsable du bien-être de la terre et du respect de ses ressources. Malgré nos différences, nous tous.tes, les humain.es sommes , en fin de compte, nourri.es par la même source. Alors, je consens à partager.

Je comprends qu’au plus profond, manger est une affirmation de la vie. Chaque fois que je mange, je renouvelle mon consentement à continuer ma vie sur la terre. Ce choix est un acte fondamental d’amour et de « nourrissement »; une réelle célébration de mon existence. Comme être humain.e sur cette terre, je consens à être une mangeuse, un mangeur. Ainsi, je choisis la vie, encore, et encore, et encore…

 

Manger quand on a faim…


Il y a plus de 15 ans , j’ai lu le livre de Germaine Greer: Quand manger remplace aimer.

L’auteure nous partage son chemin de rétablissement de sa relation à la nourriture. Lassée des éternels régimes et des restrictions qui ne fonctionnaient pas, elle a décidé, un jour, qu’elle mangerait quand elle avait faim, qu’elle mangerait ce dont elle envie et dans les proportions qu’elle avait envie. Elle a décidé de faire confiance à son corps, de l’écouter et d’être son propre terrain d’expérimentation. Lire la suite

Résolutions du nouvel an…re-solutions

Bon, nous voilà au tournant de l’année.

Dans quelques heures nous fêterons le nouvel an; en famille, avec des ami.es, seules…le temps des excès va passer et viendra le temps du bilan et des résolutions du nouvel an.

En ce qui concerne votre relation à la nourriture, essayons plutôt d’entrer en mode re-solutions: trouvons des solutions pour améliorer notre image corporelle, notre relation à notre corps, notre façon d’aborder ce qui entre en nous, ce que nous faisons nôtre.

Sortons du schème habituel de la culpabilisation et de l’abonnement au gym de la nouvelle année, ou de la nouvelle diète à mettre en place comme une punition d’avoir fêté.

Voici donc mes re-solutions pour 2018…en adopterez vous quelques unes avec moi?

1. Je m’engage à jeter le pèse-personne : je suis plus que ces chiffres sur une balance et je refuse que ces chiffres décident de mon bonheur ou de ma valeur.

2. Je me regarde dans le miroir avec amour: mon corps me porte, me transporte et me permet d ‘étreindre ceux et celles que j’aime. C’est suffisant pour l’aimer  comme j’aime mes enfants…je fais en sorte que ma tête se taise devant le miroir et je me concentre sur toute la sensualité qui m’habite: mon corps est heureux de vivre! Quand je vis mon corps de l’intérieur, mon regard sur lui change.

3. Je renonce à mes croyances toxiques concernant la nourriture: je mange ce que j’aime, ce qui me fait du bien, et j’aime ce que je mange.

4. Je lâche ma xième diète: les diètes ne fonctionnent pas. Point. Parfois temporairement, au prix de gros effort, de stress et de contrôle constant, la privation semble donner des résultats…temporaires. Je pense changement durable, si j’en ai réellement besoin.

5. Je refuse de faire du sport pour faire du sport, me remettre en forme ou pour perdre du poids…ça ne marche pas non plus! Je trouve les mouvements qui me font plaisir et que je peux inclure chaque jour dans ma vie, parce que mon corps aime bouger et si je lui fais confiance, je vais trouver ce qui nous convient à nous deux: danser dans tous les sens avec ma musique préférée; marcher main dans la main avec mon ou ma partenaire; faire des pirouettes dans l’eau; jouer avec le chien; courir après mon petit dernier…

6. Je mets le plaisir, la relaxation et la convivialité au coeur de ma vie.

7. Je me fous la paix: mon corps est mon temple et à tout moment il me donne le meilleur de lui-même…

8. Je refuse la comparaison avec ma soeur, ma voisine et la pitoune de la télévision et j’arrête de me regarder avec les yeux des autres , qui sont plus souvent mes jugements que les leurs.

Vous rajouteriez quoi?

Bonne année 2018! Qu’elle en soit une d’amitié avec vous même, d’acceptation de ce qui est manifeste, d’amour de ce qui est, d’écoute de votre sagesse corporelle, de réconciliation avec la nourriture sous toutes ses formes et donc une réconciliation avec la Vie qui est en vous.

 

Les fêtes, la nourriture…et moi!

Bon matin de veille de Noël

Les festivités ont commencé, pour certaines depuis quelques jours déjà…et on voit de la nourriture partout, on la cuisine, on y pense et on est constamment sollicitée….

Êtes vous de celles que les fêtes stress? Particulièrement autour de la nourriture?

Il n’y a pas que la famille avec ses multiples dysfonctions qui nous stress, mais tout notre rapport à la nourriture dans ces moments chargés. Il faut être joyeux, de bonne humeur et s’aimer, ou du moins avoir l’air. Il FAUT se détendre, Ah! Comme si l’obligation de se détendre nous détendait vraiment…

Il y a toutes sortes de tentations, et pour celles qui en sont à leur énième régime, elles savent déjà qu’elles vont le foutre en l’air et se culpabilise avant même d’avoir avalé une première bouchée. Il y en a qui pensent déjà à ce qu’elles auront à faire après le nouvel an pour compenser..un jeûne ? Un nouveau régime? Une version plus drastique de leur diète actuelle? Un blitz au gym?

Comment survivre au fêtes quand on y entre déjà comme une combattante?

Comment se détendre  face à la surabondance de nourriture quand on se prive trop souvent?

Laissez moi vous offrir quelques conseils pour traverser vos fêtes…

Premièrement, donnez vous la permission de manger et refuser toutes formes de culpabilisation ou d’auto-violence. Rien de plus difficile pour votre système digestif que de recevoir un double message: je mange mais je ne devrais pas…Entrez donc dans le PLAISIR.

Pour bien digérez, penser LENTEMENT. Rien de mieux que de prendre tout son temps pour manger. On se sent plus rapidement satisfaite, on en profite au maximum et finalement on fait moins d’excès.

Soyez PRÉSENTE! Regardez votre nourriture, prenez le temps de savourer, mangez avec vos yeux avant de manger avec votre bouche. Soyez dans la gratitude de toute cette abondance et taisez votre mental.

Faites de ces moments de bons moments. Pensez à l’amour que vous portez à vos proches, mangez avec tendresse…

Et je vous reparle au tournant de l’année , quand vous serez trop tentée de vous remettre au régime !