Archives pour la catégorie Image corporelle et poids

Vous n’avez pas le contrôle…

Commençons par un petit quizz…

Si vous vous  foulez la cheville, vous sentez-vous coupable parce qu’elle enfle?

Si vous « attrapez » la grippe, pensez-vous que vous êtes responsables?

Si vous digérez bien, pensez-vous que c’est grâce à vous?

Si vous prenez vos suppléments de fer ou de calcium, pensez-vous que c’est de votre faute si vous êtes encore anémique ou faites encore de l’ostéoporose ?

Je connais tellement de femmes qui mangent bien, font de l’exercice régulièrement, et pourtant qui se sentent coupables d’être en surpoids ou en sous-poids; tant d’hommes qui se sentent dévalorisés car ils n’ont pas la masses musculaires qu’ils voudraient ou la super découpe des abdos malgré les heures passées au gym (et les tonnes de suppléments qu’il prennent); des petites filles de 7 ans qui commentent le poids de leurs copines et les trouvant grosses et pas jolies; et des petites filles de 9 ans que l’on met au régime….

Quand votre cheville enfle après une entorse, il paraît évident que l’enflure fait partie du processus normal de guérison: des nutriments et éléments réparateurs sont acheminés sur place, d’où l’enflure. La douleur vous rappelle de ne pas mettre de poids sur votre cheville tant qu’elle n’est pas assez guérie pour le faire. La démangeaison parfois intense, qui ramène du sang neuf dans la région, signale la fin du processus. Vous accompagnez votre corps en vous reposant, en mettant de la glace et en marchant avec des béquilles. Mais vous ne vous concentrez pas toute la journée pour faire guérir votre cheville. Et même les médicaments que vous prenez ne vous font pas guérir; ils diminuent l’intensité des symptômes pendant que votre corps fait le reste.

Une femme qui prend des suppléments de fer n’est jamais pointée du doigt si elle reste encore anémique. On sait qu’il y a une différence entre ingestion et absorption: ce n’est pas parce que vous prenez un aliment, un supplément ou un médicament que celui-ci est automatiquement absorbé par le corps. Et ce n’est pas parce que vous en prenez plus qu’automatiquement votre corps en prend plus. Les mécanismes qui régissent l’absorption restent encore à découvrir bien que l’équilibre de la flore bactérienne intestinale semble jouer un grand rôle dans l’absorption.

Pourtant, celle qui est grosse est presque automatiquement jugée pour son manque apparent de contrôle sur elle-même; comme s’il n’en tenait qu’à elle de maigrir.

C’est faux.

Et très culpabilisant.

Ce n’est pas à votre niveau conscient et délibéré que ces mécanismes se jouent: ils sont contrôlés par votre cerveau et vos différents systèmes nerveux, endocriniens, digestifs etc. C’est un orchestre magnifique et d’une telle complexité que vous seriez bien incapable d’en prendre les commandes même si vous le vouliez.

Mais voilà que sous prétexte que vous avez le contrôle (apparemment du moins) de ce que vous mettez dans votre estomac, vous êtes responsable de ce que votre métabolisme en fait. Comme si vous aviez le pouvoir de décider où et comment sont utilisées les calories que vous ingérer: par ici un peu de gras, par là de la chaleur et de l’envie de bouger…

« Oui, mais je mange du gâteau des fois! » « oui, mais si j’arrêtais de manger des chips le samedi devant la télé! » « Oui, mais je mange deux gros carrés de chocolat par jour! » »Oui mais si je mangeais moins! »…et tant d’autres choses encore…

Alors permettez-moi de vous dire avec force, et à le répéter jusqu’à ce que ça entre: vous n’êtes pas responsables de ce que votre corps fait avec ce que vous lui donnez.  L’équation entre ce que vous ingérez et ce que votre corps en fait est plus complexe que cela.

S’il vous plaît, faites-vous du bien: réconciliez-vous avec la nourriture, détendez-vous avec la nourriture, (ré)apprenez à écoutez vos besoins et vos limites,bougez pour le plaisir, faites des changements basés sur le bien-être ressenti et non sur la privation ou le contrôle…et comme votre cheville guérit pendant que vous accompagnez votre corps, même quand vous n’y pensez pas, écoutez votre corps et laissez votre métabolisme faire ce qu’il sait faire.

Vous n’aurez peut-être pas la silhouette de vos rêves, mais vous irez beaucoup mieux.

Détendez-vous, vous n’avez pas le contrôle.

 

Manger quand on a faim…


Il y a plus de 15 ans , j’ai lu le livre de Germaine Greer: Quand manger remplace aimer.

L’auteure nous partage son chemin de rétablissement de sa relation à la nourriture. Lassée des éternels régimes et des restrictions qui ne fonctionnaient pas, elle a décidé, un jour, qu’elle mangerait quand elle avait faim, qu’elle mangerait ce dont elle envie et dans les proportions qu’elle avait envie. Elle a décidé de faire confiance à son corps, de l’écouter et d’être son propre terrain d’expérimentation. Lire la suite

Ceci est mon corps

POR SPI relax

J’ai le corps que j’ai. Vous avez le corps que vous avez. Vous êtes grandes, petites, rondes, grosse, avec les épaules carrées, mince, avec plus ou moins de poitrine, avec une certaine largeur de hanche, qui a pu changer avec une grossesse, ou avec l’âge. Vous avez des rides ou avez peur d’en avoir; vos entrecuisses se touchent comme la plupart d’entre-nous : c’est pas le gras c’est le positionnement de vos hanches!

On voit peut-être vos côtes, ou pas. Vos cheveux sont épais, fin et peut-être clairsemé…vous avez un nez qui vous plaît ou qui prend trop place sur votre figure; vous êtes cernée, pleine de bouton,  de bourrelets, avec des cicatrices sur le corps; parfois vous vous trouvez plus jolie que d’autres. Parfois le miroir est une torture…
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Manger et bouger, une histoire d’amour

POR
Quand vous mangez quelque chose que vous n’aimez pas, sous prétexte que cela est bon pour votre santé, vous vous mettez en état de stress. Et qui dit stress, dit ralentissement de la digestion.
Beaucoup d’entre nous avons des souvenirs difficiles d’être forcées à manger certains aliments, à finir notre assiette, à être punie d’une façon ou d’une autre autour de la nourriture ou à la table familiale.
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Poids ou volume, telle est la question!

PORAu début des années soixante , les compagnies d’assurance cherchaient des exclusions  possibles pour leur régime d’assurance. C’est alors que, pour la première fois, il est décidé que l’embonpoint, comme cela s’appelait alors, était un risque pour la santé. Cela permettait de refuser d’assurer ou d’augmenter les primes d’assurance, basés sur le « risque ». Lire la suite

Il n’y a pas de « taille unique »

Parmi les informations les plus dommageables que véhicule notre société sur le corps, la nutrition et la santé, l’image corporelle est possiblement la pire. Les standards de beauté ne correspondent plus à la normalité et la diversité des corps. Ces images déforment la réalité au point que cela nous affecte toutes et tous.

Aux États-Unis, des petites filles de 6 ans se trouvent grosses, ont déjà fait une diète, n’aiment pas leurs corps. C’est effrayant. Lire la suite