Manger et bouger, une histoire d’amour

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Quand vous mangez quelque chose que vous n’aimez pas, sous prétexte que cela est bon pour votre santé, vous vous mettez en état de stress. Et qui dit stress, dit ralentissement de la digestion.
Beaucoup d’entre nous avons des souvenirs difficiles d’être forcées à manger certains aliments, à finir notre assiette, à être punie d’une façon ou d’une autre autour de la nourriture ou à la table familiale.

Parfois la nourriture a servi de menace; ou de récompense.
Nous avons ensuite tendance à reproduire ces comportements avec nous-mêmes en nous punissant ou nous récompensant avec de la nourriture.
Parfois nous continuons ces « traditions » familiales avec nos propres enfants.

Certaines d’entre-nous font la même chose avec l’exercice. Elles se forcent à faire certains sports ou certains exercices sous prétexte que c’est bon pour la santé ou pour perdre du poids.
Mais elles n’ont aucun plaisir. Et c’est même parfois dans un esprit d’auto-punition et d’auto-violence qu’elles s’en vont au gym, au cours de yoga, ou faire de la course. Et si, au bout de quelques temps, l’aiguille de la balance n’a pas changé, elles se désespèrent ou se fustigent encore plus. Elles se sentent coupables, dévalorisées, en échec.

Comment pourrait-il en être autrement? On nous dit partout que c’est une question de volonté. Que nous devrions avoir le corps que nous voulons en y mettant seulement l’effort.

Mais je vais me répéter: manger moins et faire plus d’exercice n’est pas égal à perte de poids. De même que manger plus et ne plus faire d’exercice n’est pas forcément égal à prise de poids.
J’y reviendrais, bien sûr, avec l’explication de ce qu’on appelle le point-limite qui fait que votre corps a tendance à revenir toujours naturellement à un certain poids. C’est aussi difficile pour celles qui veulent prendre du poids que pour celles qui voudraient en perdre.

Prenez un moment pour vous observer autour de la nourriture et aussi autour de l’exercice physique.

Ensuite voici une recette « secrète »: aimez ce que vous mangez
Car si vous n’aimez pas ce que vous mangez, que vous le mangez avec le stress de la performance, de la pureté alimentaire, de l’obligation de bien manger par peur de la maladie, alors vous ne mangerez pas « bien ». Vous n’absorberez pas si bien les nutriments contenus dans votre assiette, mais surtout vous ne serez pas bien nourrie sur le plan affectif, émotionnel, mental ou spirituel. Mangez pour honorer la vie et votre vie: c’est à dire avec du plaisir, de la joie, de la convivialité.

Et le corollaire cette recette: aimez bougez, ou bougez comme vous aimez.
Sortez de la notion de « sport », d' »exercices » pour rentrer dans la notion de mouvement. Mettez-vous en mouvement dans le plaisir, pour la joie que cela procure, pour la détente ou le sourire que cela met sur votre visage. Je vous le dis, un 10 minutes de danse folle dans votre salon en sautant sur le canapé avec les enfants, vaut 100 fois 30 minutes de course-punition…Une marche tranquille dans un lieu qui vous fait du bien vaut plus qu’une séance d’aérobie les dents serrées…

Car manger et bouger sont des histoires d’amour.

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