Tous les articles par rouedemedecine

L’alimentation, une distraction?

Nous voulons être en bonne santé…On nous dit que nous sommes responsables de notre santé, que nous avons le contrôle de notre apparence physique. On nous montre les modèles de la bonne santé…Alors on se préoccupe de notre santé, de notre alimentation, de notre forme physique et de notre niveau d’énergie.

Puis, souvent sans s’en rendre compte, cette préoccupation prend une place de plus en plus importante dans nos vies. Nous y pensons, nous jugeons notre régime alimentaire, nous nous forçons dans des exercices pour la forme mais sans plaisir. Nous accueillons mal nos moments de fatigue et nos malaises et sommes de moins en moins patientes avec nos maladies ou celles de notre entourage. Nous avons peur de souffrir et ne trouvons plus de sens à notre vie si nous pensons devenir un « fardeau » pour nos proches et notre société.Nous essayons d’exercer un contrôle sur notre vie en passant par le contrôle de notre alimentation, de notre forme physique, de notre image corporelle.

Je postule ici qu’une partie de toute cette énergie investie dans cet aspect de notre vie sert en fait de distraction.

Je préfère contrôler mon assiette que de m’interroger sur ce qui me nourrit vraiment: l’état de mes relations amoureuses, amicales ou familiales.

Je préfère avoir l’air bien plutôt que d’être bien .

Je me concentre sur mes symptômes plutôt que de m’interroger sur leur message: ai-je des situations non réglées dans vie? Des violences vécues encore à vif? Des personnes dans mon entourage qui sont toxiques?

Je préfère muscler mon corps que de me demander où en est mon âme, où sont passés mes rêves et mes aspirations.

Je préfère la chirurgie esthétique, les régimes draconiens et autres traitements pour avoir l’air « sexy » plutôt que de plonger en moi-même: Comment va réellement ma sexualité? Est-elle blessée, insatisfaite, inadéquate? Est-ce que je m’oublie pour faire plaisir à l’autre? Est-ce que j’ose dire ce dont j’ai envie, quelles sont mes limites ? Est-ce que je me sens vraiment aimée?

Ainsi je sais où est le « problème »: je mange trop, je mange mal, je ne fais pas assez de sport, je ne suis pas en forme, j’ai des allergies, des compulsions, je suis trop fatiguée.

Il est peut-être temps de commencer à regarder derrière le rideau du théâtre que je me joue et me poser des questions essentielles.

Quand je suis en accord avec moi-même, je mange justement, à ma faim.

Quand j’aime qui je suis dans ma vie je n’ai pas besoin de tant de distractions: ma vie elle–même nourrit mon intérêt.

Quand j’ai des activités et des relations qui me comblent, je ne vis pas l’ennui comme un souci, comme un trou à remplir, mais plutôt comme une parenthèse bienfaisante.

Quand mon monde émotionnel est apaisé, quand mes blessures sont soit guéries, soit en bonne voie de l’être, bouger redevient naturellement une source de plaisir.

Quand je prends du temps pour mon âme, ma spiritualité, ma philosophie de vie, je remplis des espaces en moi que la nourriture n’atteindra jamais.

Quand je soigne mes relations et que j’ai le courage de ne plus tolérer la toxicité en moi ou autour de moi, je n’ai plus besoin de compenser. et le sucrée reprend sa juste place.

Quand je sais me protéger autrement que par mon apparence physique et qu’avec ce bouclier merveilleux qu’on appelle le gras, mon corps peut retrouver son juste poids (même si ce n’est pas celui que j’ai en tête!).

Quand la joie est mon moteur et mon guide, l’énergie est au rendez-vous et la fatigue est bienvenue car elle apparaît simplement comme une limite juste. Alors je peux me déposer dans ma fatigue avec satisfaction, comme dans une bonne et douce couverture.

Et bien d’autres choses encore.

Alors, si vous constatez que vous être occupée, trop occupée ou trop préoccupée par votre assiette, il est grand temps de reprendre contact avec Qui mange…

 

Le poids et les vacances

 

Avez vous déjà remarqué que les vacances ont un impact positifs sur votre poids?

Êtes-vous déjà revenue plus mince de vos vacances tout en ayant l’impression d’avoir bien, ou même beaucoup mangé? Ou bien d’en avoir pris un peu alors que d’habitude vous n’arrivez jamais à en prendre?

En fait ce phénomène reflète bien l’effet du stress et de la relaxation sur la prise ou la perte de poids. Souvent, nous sommes plus détendues en vacances. Nous oublions nos régimes, nous nous donnons la permission de manger sans culpabilité ou mieux encore, nous ne nous préoccupons tout simplement pas de notre poids.

Nous vivons nos vacances sans arrière-pensée; nous trouvons un rythme différent; nous nous aérons la tête de nos problèmes quotidiens. Nous sommes plus relaxes dans nos relations; nous laissons les enfants être plus libres sans que cela nous énerve autant que d’habitude. Nous nous nourrissons de paysages, de marche détendue, de rencontres.

Si nos vacances sont assez longues pour que l’on se détendent vraiment (une semaine de fou dans un tout-inclus pourrait bien ne pas compter comme une réelle vacance!), notre cerveau se détend et notre métabolisme retrouve sa force et son équilibre. Notre appétit nous semble bon, la nourriture nous comble, la bonne compagnie ou le bon environnement ajoute à l’expérience nourrissante.

Je sais qu’il est difficile de retrouver le sentiment des vacances quand le quotidien revient avec ses obligations, ses attentes, ses stress, ses montagnes de faire.

Une suggestion cependant…commencez par vous donner une journée par mois de « vacances » où vous ne faites que ce que vous avez envie. Où vous ne vous donnez aucune obligation, (les enfants mangeront des céréales! Le linge attendra une journée de plus! les retours d’appels aussi!…) Autorisez-vous une oasis dans vos tempêtes habituelles.

Quand vous serez bonne avec une journée par mois, augmentez donc à deux, à trois et même 4 par mois. Quand la culpabilité pointe son vilain nez, que la pression augmente de la part de votre partenaire, de vos amies, de vos enfants, souvenez-vous que même « Dieu » s’est reposé le 7ième jour…

Avec un peu de pratique, ces journées-là vous permettront de mieux faire face à vos obligations, donneront une pause essentielle à votre santé mentale, physique, émotionnelle et spirituelle.  Au bout de quelque temps, elles deviendront aussi sacrée et nécessaire qu’une grande respiration…et vous verrez sûrement toutes sortes de symptômes désagréables disparaître!

Et c’est aussi une mesure éducative extraordinaire pour votre entourage qui n’aura pas le choix que d’apprendre à se débrouiller sans vous, à tolérer un peu de bordel dans la maison, à reconnaître tout votre faire et à l’apprécier…

Bonnes vacances!

 

Je te traite comme je me traite


« Il y a un parallèle à faire entre la façon dont je traite mon corps et celle dont je traite les autres autour de moi » Marc David , en formation.

Voilà bien un sujet délicat et sensible, mais qui mérite qu’on s’y attarde: ma relation à mon corps peut aussi parler de ma relation à l’autre.

Je me souviens d’un prof au secondaire qui nous avait fait faire une dissertation sur le thème suivant: est-ce que mon corps c’est moi ou bien est-ce que mon corps est à moi? Cette question reste pertinente aujourd’hui. Quel est mon rapport à mon corps, au corps?

Vers 3 ans mon fils s’était brulé assez sérieusement à la main…et pendant que la douleur était vive , il tentait d’éloigner sa main du reste de son corps…comme si sa main pouvait être séparée de « lui ».

La croyance des trans-humanistes est que le corps m’appartient, comme une machine que je peux contrôler, modifier, soumettre…vous comprendrez que je me situe plutôt à l’autre spectre. Pour ma part, mon corps c’est moi, tout en ayant la croyance que j’ai une dimension qui se situe au-delà de mon corps: mon âme. Mais sans mon corps, impossible d’exprimer la vie sur cette planète et d’être en relation avec l’autre.

Et comme la relation interne avec moi-même s’exprime aussi, comme un écho ou un miroir, dans ma relation avec l’autre, il est bon que je prenne le temps de regarder comment je me traite. Car même si je fais un effort conscient pour être moins critique des autres que je ne me juge moi-même  (par exemple), il reste que mon naturel transparaît.

Si je suis sévère avec moi-même, rigide dans dans mes choix alimentaires, exigeante dans mes pratiques sportives, il est probable que je sois aussi ainsi avec les gens de mon entourage, particulièrement mes proches.

Si je suis  plutôt relaxe, que j’ai du plaisir à habiter mon corps, que je m’accepte comme je suis, il s’ensuit que je suis probablement moins critique envers les autres et leur corps.
Est-ce que j’aime prendre soin de moi, de mon corps? Est-ce que je sais me dorloter? Régulièrement? Est-ce que j’aime habiller mon corps? Le parer? Pour moi ou seulement pour l’apparence?

Alors, quel langage est-ce que j’utilise quand le parle de moi, de mon corps à moi-même ? Aux autres ? Comment est-ce que je me traite quand personne ne regarde? Quand je n’ai pas de relation amoureuse dans ma vie? Quand je suis seule à la maison? Quand je me regarde dans le miroir?

Allaitement aux 4 heures et désordres alimentaires

(Avertissement: cet article ne veut pas du tout une critique aux mamans qui font ce qu’elles peuvent et qui font de leurs mieux en suivant les directives médicales…il se veut une critique, par contre, de l’éloignement délétère de notre société moderne face à la nature.)

Pendant longtemps, et c’est encore le cas dans certains  milieux, les recommandations médicales, sans aucun fondement scientifiques d’ailleurs, étaient de mettre les bébés au pas le plus vite possible et de le les nourrir qu’à toutes les quatre heures, que cela soit au sein ou à la bouteille. Il fallait éviter de tomber dans la « manipulation » du bébé et lui donner une « régularité ». Comme si les bébés étaient des horloges; comme si les humains n’avaient faim qu’à des heures précises. On voulait pouvoir faire en sorte que la bébé dorme des nuits complètes rapidement et qu’elle ne dérange pas…

Mais le problème est que les humains ne sont pas des mammifères nidificateurs comme les chats par exemple. Les chattes laissent les petits dans un nid, ou un terrier, partent à la chassent et reviennent quelques heures plus tard. À ce moment-là, les petits, qui s’étaient tenus tranquilles et silencieux pour ne pas attirer des prédateurs dans leur nid, s’éveillent et miaulent et sont nourris. Nous ne sommes pas non plus comme des mammifères suiveurs (la vache et son veau par exemple) ni des « cacheurs » comme les chevreuils qui cachent leur petit dans un buisson et reviennent toutes les douze heures environ. Le lait de ces mamans est très différents,nutritionnellement parlant, selon le type de mammifère.

Les humaines, par contre, sont des mammifères porteuses, comme les singes ou même les kangourous. Cela veut dire que normalement nous portons nos bébés sur nous et nous les nourrissons à la demande. Chez certains singes, c’est le papa qui porte les bébés et les amène à la mère plusieurs fois par jour pour la tétée. Notre lait maternel est donc adapté au fait que nos bébés vont se nourrir plusieurs fois par jour, incluant la nuit. Et pendant les périodes de croissances, il n’est pas rare qu’un bébé ait faim toutes les heures et demi! C’est sans compter les tétées qui rassurent ou qui consolent, qui soulage la douleur ou renforce les liens avec la mère. Pas facile d’être une maman humaine dans une société comme la nôtre…

Quand nous ne nourrissons nos bébés qu’aux 4 heures(sein ou bouteille); que nous les laissons pleurer entre les boires; que nous les passons à l’alimentation solide trop tôt pour calmer leur faim (ce qui fait bien l’affaire des compagnies qui vous vendent les laits maternisés, les céréales pour bébé etc.); nous mettons malheureusement en place les graines de futurs désordres alimentaires car nous interférons et déréglons les systèmes normaux d’appétit et de satiété.

Le bébé a faim, parfois très faim, et doit attendre quand même. Cela crée un sentiment de manque et d’angoisse. Quand la nourriture arrive enfin elle risque de manger plus que nécessaire et trop rapidement pour combler ce manque. Comme le manque n’est pas seulement « occasionnel » mais fréquent, le système de l’orexie (qui gère l’appétit), ne sait plus bien signaler la faim et le sentiment de satiété se dérègle. À la longue, le bébé ne peut plus faire confiance à ses signaux internes et vit des alternances de manques incompréhensibles (pourquoi maman ne répond pas à mes cris?), accompagnés d’angoisse (avoir faim est angoissant), et des moments de plénitudes accompagnés parfois du malaise d’avoir trop mangé ou mangé trop vite, trop goulûment.

Mesdames, maintenant adultes, cela ne vous rappelle pas quelque chose?

Faisons confiance à nos bébés, à l’intelligence de la Vie elle-même qui nous a programmée pour que nous ayons faim quand notre nutrition l’exige. Faisons confiance à leur satiété qui, elle aussi, est programmée pour se déclencher quand l’apport nutritionnel est suffisant. Nous élèverons ainsi des bébés qui auront moins de chances de vivre des désordres alimentaires plus tard.

 

Énergie, notre véritable richesse

« L’énergie est la monnaie de l’Univers » Marc David, pendant une formation.

Tout est énergie. La vie est une énergie. La vie est mouvement.

Toutes les sciences se penchent, d’une façon ou d’une autre sur l’énergie: chimique, mécanique, électro-magnétique, thermique, gravitationnelle, biologique…

Toutes les approches spirituelles aussi, car la question se pose, qu’est-ce qui nous anime?

Nous savons bien que parfois notre énergie nous semble optimale, voire débordante. Alors notre psyché est positive, prête à bouger elle-aussi. Parfois nous nous levons le matin prête à tout! L’enthousiasme nous comble et le temps passe tout seul.

Puis parfois notre énergie baisse. Notre psyché est plus amorphe, notre créativité est moindre. Cela peut descendre jusqu’au point où le matin est si lourd que nous nous demandons si nous pourrons accomplir quoi que ce soit de notre journée.

Mais l’énergie reste un mystère encore mal connu, mal compris et mal interprété. C’est une force motrice à la fois concrète et subjective dont l’origine et la destination nous échappe. C’est une expérience personnelle de notre force vitale et de l’expression de notre créativité, de notre affirmation de nous même dans le monde.

On ne voit pas l’énergie, on ne peut pas la mettre en bouteille (même si les commerçants essayent!), la contenir, la créer, ou la détruire. Elle semble pouvoir se déplacer d’un objet à un autre, comme quand la chaleur du thé se répand dans notre ventre.

Elle semble pouvoir se vitaliser dans certaines situations ou même au contact de certaines personnes.

On en voit la trace et on peut la ressentir; et particulièrement ressentir son absence…

En médecine Chinoise on considère que nous arrivons dans notre corps avec une énergie vitale primordiale et personnelle (énergie du rein) qui, quand elle s’épuise, annonce la mort. Nous avons aussi une énergie associée à notre corps qui dépend de notre santé et de la santé de la synergie entre nos organes.

Notre société est fatiguée. Elle est en perte d’énergie et d’enthousiasme. Elle est drainée par la peur, sous bien des formes et biens des visages. Car les liens nourrissent l’énergie et notre société est en perte de lien dans sa course effrénée vers plus de biens matériels.

Mais plus de biens matériels ne fait pas que l’on soit « plus » bien.

Alors nous, en tant qu’individus de cette société, sommes aussi fatiguées, drainées, épuisées.

Il est temps de reconsidérer notre énergie et de l’écouter. Écouter ce qui la remplit, ce qui la draine. Veillez à son utilisation judicieuse. Veillez à la nourrir adéquatement de nourritures physiques, affectives, mentales et spirituelles. D’accepter d’écouter SON rythme, pas le nôtre. En la suivant à la trace, nous en ferons une alliée précieuse qui nous montrera un chemin respectueux de notre Être et nous sortira du « faire ».

Merci la Vie!

Anecdote personnelle:
Nous sommes dans la remise qui nous sert de maison depuis des mois, pendant que mon mari construit notre futur maison. Une seule pièce, sans eau ni électricité. Il fait froid. Mon humeur est massacrante. Je ne peux même pas m’isoler dans une autre pièce le temps que ça passe. J’annonce: « là, je me sens vraiment toxique, j’ai besoin d’un peu de temps tranquille. Je vais me faire un thé, le boire et j’aimerai qu’on ne me demande rien pendant 10 minutes! »
La pochette de thé est dans l’eau chaude, dans une tasse sur le coin de la toute petite table.  Je tourne le dos pour ranger la bouilloire et un mouvement du coin de mon oeil attire mon attention. Mon fils le plus vieux a les deux mains autour de ma tasse. Il les passe de son coeur à ma tasse. Il « met de l’amour » dans ma tasse, comme nous le faisons souvent en préparant la nourriture. Des larmes jaillissent de moi,  incontrôlables. Mais la colère est passée.
Remercier sa nourriture est un acte puissant et trop souvent oublié.
Avoir de la gratitude pour ce qui est devant nous, quel que  soit sa supposé « valeur nutritive ».
Accueillir toute nourriture comme on accueillerait une invitée de marque, une meilleure amie, la Vie elle-même à notre table.
Merci aux plantes, à ceux et celles qui les ont plantées, soignées, cueillies, transportées…
Merci aux animaux morts, sacrifiés pour que l’on puisse vivre. (Je ne fais pas de jugement ici, j’énonce simplement).
Merci à cette terre abondante et sacrée qui prends soin, au mieux  de ses capacités de tous ses enfants: deux pattes, 4 pattes, pas de pattes…
Merci pour toutes celles, pour tous ceux, qui n’ont pas oublié le partage et l’hospitalité .

La vie à pleine bouche!

Manger de manière compulsive arrive à la plupart d’entre nous.
Quand c’est occasionnel, on ne s’en formalise pas.
Quand cela devient plus régulier, nous devons nous arrêter pour écouter ce que ce geste essaie de nous dire.
Contrairement à la croyance populaire, le problème n’est pas une perte de contrôle de soi, c’est en fait un mécanisme de survie super intelligent! Et c’est lui qui prend le contrôle pendant un moment. Qui est-il ?
Notre appétit.
Quand notre corps manque de nutriment, en qualité ou en quantité, vient un moment ou l’animal en nous prend le dessus et nous précipite vers le frigo devant notre égo impuissant…et nous revenons à nous-mêmes dégoutée d’avoir encore succombé. Certaines d’entre-nous se ferons vomir ensuite. Ou prendrons des laxatifs. Ou se puniront en mangeant encore moins le lendemain. Mais n’ayez crainte, la compulsion reviendra! Elle veut simplement assurer votre survie.
On croit à tort que manger compulsivement est un problème psychologique.
Mon expérience est que, très souvent, si on augmente le nombre de calories et la qualités des nutriments dans l’alimentation, la compulsion disparaît d’elle-même.
C’est sûr que dans notre monde de folie, obsédée par la minceur et le comptage des calories, mangez plus devient révolutionnaire et fait peur…
Mais essayez ça pour voir.
Et si, après tout, vous continuer d’avoir des moments de compulsion, vous pourriez essayez de prendre votre vie à grande bouchée, pour voir.

Commencez par la fin! (La faim?)

Marc David, Fondateur de I’Institute for the Psychology of Eating, se plaît souvent à dire « Achieve the endgoals first », autrement dit « Commencez par la fin »…

C’est un outil précieux et puissant que de commencer par la fin. Ainsi, si votre objectif est de perdre du poids pour vous sentir plus légère, prendre le masse pour vous sentir plus en confiance, vous faire faire une chirurgie quelconque pour être plus sexy et bien l’idée est de ne plus mettre votre but au bout, après un certain nombre d’action, pour vous donner le droit à ce à quoi vous aspirez.

Trouvez comment vous sentir plus légère MAINTENANT. Qu’est-ce qui alourdit votre vie? Qu’est-ce que qui vous entrave?

Faites une liste. Puis regarder ce qui vous appartient dans cette liste; ce que vous pouvez changer dès à présent.

Trouvez comment  vous sentir plus en confiance AUJOURD’HUI.

Comment se comporte les gens que vous admirez, qui semblent avoir confiances en elles/eux? Comment parlent-Elles? Se tiennent-elles ? Agissent?

Et commencez de votre côté à modifier votre comportement.

Trouvez comment vous sentir plus sexy TOUT DE SUITE.

Qu’est-ce que veux dire sexy pour vous, autre que des mensurations? Quand est-ce que vous vous sentez attirantes? Remarquable? À l’aise dans votre corps? Joyeuse?

Et commencez à nourrir votre sensualité.

Quand votre objectif se situe au-delà…quand votre bonheur est remis à plus tard…quand il y a des montagnes et des marais à traverser pour vous donner la permission de vivre ou de ressentir quelque chose…quand vous vous interdisez des choses aujourd’hui pensant que vous vous en donnerez le droit quand…quand vous vous privez pour un futur hypothétique…

Vous vous faites souffrir au quotidien sans jamais être certaines que votre sacrifice soit récompensé.

Vous remettez votre bonheur à un moment ultérieur qui ne viendra peut-être pas.

Vous vous condamnez à une insatisfaction perpétuelle.

et vous prenez le risuqe de vous donner un autre objectif dès le premier atteint: vous avez réussi à perdre 5 livres ? vous êtes heureuse trente secondes et vous pensez déjà au prochain 5 livres.

Quand vous « commencer par la fin », votre bonheur est maintenant…et parsemé tout au long du chemin, pas juste au « bout ».

Écoutez vos fins et vos faims dès à présent…

Symptôme, que me racontes-tu?

 

Notre société se veut efficace: des résultats, des chiffres, des buts. Succès ou échec. En cas d’échec on continue…on lâche pas. Parfois, on continue même ce qui ne donne aucun résultat!

Vous avez mal? Voici une pilule! (corollaire: vous avez encore mal? deux pilules…ou trois…ou on coupe un truc…ou on vous abandonne…ou c’est dans votre tête…)

Vous avez une masse? C’est la guerre qui commence ! Car il faut combattre la maladie, se battre contre la dépression, marcher contre la sclérose en plaques ou le cancer du sein…surtout ne pas abandonner le combat, sinon vous êtes mort.e.

Et si on abordait la chose autrement?

Votre corps veut vivre

Peut-être même plus que vous.

Bien que nous ne comprenions pas toujours nos symptômes et qu’ils nous embêtent, nous font souffrir, nous handicapent…ils sont comme des enfants qui essayent d’attirer notre attention.

Et nous préférons les faire taire plutôt que d’écouter ce qu’ils ont a dire. Comme ces parents qui continuent de regarder leur téléphone alors que leurs enfants leurs parlent, leurs bébés leur font des sourires, leurs plus vieux racontent quelque chose. Cet air distrait, peu présent, qui , quelque part prépare une catastrophe relationnelle.

Il en va de même pour nos symptômes.

Nous ne voulons pas avoir mal; ressentir trop fortement les cris du corps. Nous tolérons mal de ne pas pouvoir faire ce que nous voulons quand nous le voulons. Comme si notre corps n’était qu’une machine qui doit se comporter comme nous le désirons.

Mais notre corps est plutôt comme notre cheval: sensible, intelligent, en lien avec son environnement. Quand nous nous comportons comme des cavalières contrôlantes qui sont convaincues que nous savons mieux que notre cheval…Quand nous serrons la bride et le mords et que nous avons des éperons au talon,  alors nous compromettons notre relation avec notre corps et risquons encore plus de difficultés, plus de blessures à venir.

Soyons comme les Indiens des plaines qui montaient sans selle et sans bride et pourtant accomplissaient des exploits avec leurs chevaux.

Écoutons notre corps et ses symptômes. Laissons-le nous apprendre comment le traiter.

Même si nous prendrons peut-être quand même la pilule ou le remède, prenons avant tout le temps de se mettre en relation avec nos symptômes. Ils sont les Messagers.

 

Trop de retenue?

Bon, un sujet important mais parfois gênant à aborder: la constipation

Comme naturopathe, je sais très bien que les deux premières choses à regarder quand je reçois quelqu’un.e c’est le sommeil et l’élimination. Je reviendrai sur le sujet du sommeil dans un autre article.

Il y a bien évidemment plusieurs causes à la constipation: déshydratation, manque de fibre ou de gras dans la nourriture, manque d’exercice, les troubles du microbiote-nos bactéries amies, la prise de certains médicaments…

Je vous suggère le livre de Giulia Enders Le Charme Discret de l’Intestin pour un regard drôle et pertinent et une foule d’information sur la physiologie de cet organe majeur.

Aujourd’hui, laissez-moi  plutôt vous parler de…retenue!

Il se trouve que nous n’avons pas beaucoup de contrôle sur la plupart de nos mécanismes physiologiques. Nous pouvons retenir notre souffle quelques minutes, notre urine pendant un certain temps mais au bout d’un moment nous n’avons d’autre choix que de reprendre notre souffle et nous risquons de nous uriner dessus si nous attendons trop longtemps.

Mais le sphincter de l’anus, le muscle donc qui retient les selles, est sous notre contrôle conscient et volontaire. À moins d’avoir une gastro ou d’avoir avalé quelque chose de toxique qui pourrait provoquer une diarrhée, il est possible de retenir ses selles de façon consciente ou inconsciente au point de se rendre très malade.

On reconnaît même l’existence de l’anisme qui est une contraction de l’anus qui se fait malgré le fait qu’une personne peut ressentir une envie de déféquer. Son système pousse les matières vers l’extérieur et en même temps l’anus se contracte et empêche l’expulsion.

Quelqu’en soit le degré, ou la cause. on peut toujours s’interroger sur la partie émotionnelle qui pourrait être liée à la constipation.

Regardons dans nos vies si nous sommes souvent en contrôle ou si nous avons peur de perdre le contrôle.

Sommes-nous capable de nous détendre, de nous laisser aller?

Qu’est-ce que nous retenons ? Qu’avons-nous peur de laisser sortir?

Est-ce que nous sommes capable de rire, vraiment rire?

Est-ce que notre famille avait un rapport particulier avec le caca?

Y-t-il des choses que nous préférons garder à l’intérieur plutôt que de les dire et qui nous empoisonnent? Avons-nous peur de révéler des choses pas trop belles que nous avons vécues pour protéger les autres?

Le Dr. Devroede, un spécialiste de l’intestin, a pu faire le lien entre les problèmes intestinaux de ses patients et des vécus d’abus sexuel…(voir son ouvrage: « Ce que les maux de ventre disent de notre passé »).

Une bonne santé passe par une bonne élimination. Tant sur le plan physique que le plan émotionnel…ne prenez pas à la légère une constipation qui dure plus que quelques jours.

Et éliminons joyeusement ce qui ne nous sers plus!