Archives pour la catégorie Nourritures affectives

La vie à pleine bouche!

Manger de manière compulsive arrive à la plupart d’entre nous.
Quand c’est occasionnel, on ne s’en formalise pas.
Quand cela devient plus régulier, nous devons nous arrêter pour écouter ce que ce geste essaie de nous dire.
Contrairement à la croyance populaire, le problème n’est pas une perte de contrôle de soi, c’est en fait un mécanisme de survie super intelligent! Et c’est lui qui prend le contrôle pendant un moment. Qui est-il ?
Notre appétit.
Quand notre corps manque de nutriment, en qualité ou en quantité, vient un moment ou l’animal en nous prend le dessus et nous précipite vers le frigo devant notre égo impuissant…et nous revenons à nous-mêmes dégoutée d’avoir encore succombé. Certaines d’entre-nous se ferons vomir ensuite. Ou prendrons des laxatifs. Ou se puniront en mangeant encore moins le lendemain. Mais n’ayez crainte, la compulsion reviendra! Elle veut simplement assurer votre survie.
On croit à tort que manger compulsivement est un problème psychologique.
Mon expérience est que, très souvent, si on augmente le nombre de calories et la qualités des nutriments dans l’alimentation, la compulsion disparaît d’elle-même.
C’est sûr que dans notre monde de folie, obsédée par la minceur et le comptage des calories, mangez plus devient révolutionnaire et fait peur…
Mais essayez ça pour voir.
Et si, après tout, vous continuer d’avoir des moments de compulsion, vous pourriez essayez de prendre votre vie à grande bouchée, pour voir.

Commencez par la fin! (La faim?)

Marc David, Fondateur de I’Institute for the Psychology of Eating, se plaît souvent à dire « Achieve the endgoals first », autrement dit « Commencez par la fin »…

C’est un outil précieux et puissant que de commencer par la fin. Ainsi, si votre objectif est de perdre du poids pour vous sentir plus légère, prendre le masse pour vous sentir plus en confiance, vous faire faire une chirurgie quelconque pour être plus sexy et bien l’idée est de ne plus mettre votre but au bout, après un certain nombre d’action, pour vous donner le droit à ce à quoi vous aspirez.

Trouvez comment vous sentir plus légère MAINTENANT. Qu’est-ce qui alourdit votre vie? Qu’est-ce que qui vous entrave?

Faites une liste. Puis regarder ce qui vous appartient dans cette liste; ce que vous pouvez changer dès à présent.

Trouvez comment  vous sentir plus en confiance AUJOURD’HUI.

Comment se comporte les gens que vous admirez, qui semblent avoir confiances en elles/eux? Comment parlent-Elles? Se tiennent-elles ? Agissent?

Et commencez de votre côté à modifier votre comportement.

Trouvez comment vous sentir plus sexy TOUT DE SUITE.

Qu’est-ce que veux dire sexy pour vous, autre que des mensurations? Quand est-ce que vous vous sentez attirantes? Remarquable? À l’aise dans votre corps? Joyeuse?

Et commencez à nourrir votre sensualité.

Quand votre objectif se situe au-delà…quand votre bonheur est remis à plus tard…quand il y a des montagnes et des marais à traverser pour vous donner la permission de vivre ou de ressentir quelque chose…quand vous vous interdisez des choses aujourd’hui pensant que vous vous en donnerez le droit quand…quand vous vous privez pour un futur hypothétique…

Vous vous faites souffrir au quotidien sans jamais être certaines que votre sacrifice soit récompensé.

Vous remettez votre bonheur à un moment ultérieur qui ne viendra peut-être pas.

Vous vous condamnez à une insatisfaction perpétuelle.

et vous prenez le risuqe de vous donner un autre objectif dès le premier atteint: vous avez réussi à perdre 5 livres ? vous êtes heureuse trente secondes et vous pensez déjà au prochain 5 livres.

Quand vous « commencer par la fin », votre bonheur est maintenant…et parsemé tout au long du chemin, pas juste au « bout ».

Écoutez vos fins et vos faims dès à présent…

Le consentement des mangeurs/ses

Voici donc la traduction libre du texte de Marc David The Eater’s Agrrement, que vous pouvez trouver dans son livre « Nourishing Wisdom ». Bien que le mot « eater » en anglais soit assez neutre et désigne simplement une personne qui mange, le mot mangeur, et encore plus le mot mangeuse, a une connotation parfois émotivement négative en français…qui parle bien de notre malaise autour de la nourriture. Les femmes et la nourriture sont encore plus mal vues…

Mais n’ayant pas trouvé d’autres traductions pour « eater », je garderai mangeuses et mangeurs sans connotation négatives.

Comme c’est le même mot « nourriture » qui traduit l’anglais de « food » et « nourishment » (ce dernier parle de tout ce qui nous nourrit, à tous les niveaux: physique, émotionnel, mental et spirituel), je me suis permise le néologisme « nourrissement » à la fin, pour mieux décrire toutes les sortes de nourritures possibles.

Le consentement des mangeurs/ses

Par la présente, à partir de ce jour, je consens à participer pleinement à la vie sur la terre. Je consens à habiter le véhicule approprié qui me permet une telle participation: un corps humain. Comme condition essentielle pour soutenir ce corps, et la vie qui l’habite, j’accepte d’être une mangeuse. Ce consentement me lie complètement pour toute la durée de mon séjour sur la terre.

Comme mangeuse, je consens à la faim. Je consens à avoir un corps qui a besoin de nourriture Je consens à manger de la nourriture. Je reconnais que plus  le besoin biologique de manger est comblé avec plus de présence et d’efficacité, plus mon bien-être ira en augmentant. De plus, je reconnais que mon ignorance concernant le processus de l’alimentation peut entraîner des conséquences indésirables.

Parce que l’essentiel de ma participation à la vie est fait d’exploration et d’apprentissage, je consens à faire l’expérience de l’incertitude comme mangeuse. Je comprends qu’il y a un grand choix de nourriture disponible et que je ne saurai pas toujours quoi manger. Bien que j’aie le choix entre plusieurs systèmes alimentaires, il est possible que je ne sache pas lequel suivre. J’ai probablement un lot d’habitudes que je ne sais pas gérer. Je reconnais que ma relation à la nourriture est un processus d’apprentissage et de ce fait, que je commettrai sûrement des erreurs. Alors, comme mangeuse, je consens à cet apprentissage continu dans mon chemin d’humanité.

Je comprends que mon corps change de l’enfance à la vieillesse et donc que changeront aussi mes besoins alimentaires. Je reconnais que mon corps puisse avoir besoin de différentes nourritures selon les jours, les saisons, les années qui passent. Mes besoins nutritionnels aussi changeront avec mes styles de vie et mes environnements. Je comprends qu’il n’y a pas de diète parfaite.

Comme mangeuse, j’accueille la douleur. Je reconnais que je puisse souffrir quand mon corps est déséquilibré par mes choix alimentaires ou mes habitudes. Il est aussi possible que je souffre quand mes besoins de nourritures affectives et spirituelles sont confondues avec une faim physique. Je comprends aussi que manger pour soulager des maux qui ne sont pas d’origine  alimentaire  pourrais causer plus de souffrance.

De plus, je consens à accepter un corps qui est imparfait, vulnérable, fragile et qui naturellement vieillit et s’amoindrit avec le temps qui passe. Je reconnais qu’il y aura des moments où je serai incapable de prendre soin de moi-même adéquatement. Je consens donc au fait qu’avoir un corps, c’est aussi avoir besoin de l’aide des autres. J’accueille donc ma vulnérabilité comme mangeuse. J’étais vulnérable et dépendante comme nourrisson, bébé et enfant et  j’ai eu besoin que l’on me nourrisse. Je me retrouverai peut-être également vulnérable et impuissante dans la maladie ou la vieillesse. De plus, je sais que même quand je suis complètement capable et autonome, je pourrais avoir besoin du soin et de la chaleur de quelqu’un qui puisse me nourrir. Alors, comme mangeuse, j’accepte d’être nourrie par d’autres.

Si j’ai un corps de femme, je reconnais que j’ai une relation particulière, singulière ou sacré avec la nourriture sous toutes ses formes. Comme je donne la vie, je la nourris aussi; que cela soit à travers ma cuisine ou le lait de mon corps, je reconnais que la relation, l’union qui existe  entre la nourriture et l’amour est une qualité qui est toute féminine et qui a un impact profond sur l’humanité.

Comme mangeuse, je reconnais le domaine du sacré. J’accepte que l’acte de me nourrir puisse être inspirant et ritualisé; qu’il peut être symboliquement chargé de sens spirituel ou religieux, et qu’il peut être joyeux.

Je reconnais que manger est une activité qui me relie avec toute l’humanité; et que cela me rend co-responsable du bien-être de la terre et du respect de ses ressources. Malgré nos différences, nous tous.tes, les humain.es sommes , en fin de compte, nourri.es par la même source. Alors, je consens à partager.

Je comprends qu’au plus profond, manger est une affirmation de la vie. Chaque fois que je mange, je renouvelle mon consentement à continuer ma vie sur la terre. Ce choix est un acte fondamental d’amour et de « nourrissement »; une réelle célébration de mon existence. Comme être humain.e sur cette terre, je consens à être une mangeuse, un mangeur. Ainsi, je choisis la vie, encore, et encore, et encore…

 

Manger quand on a faim…


Il y a plus de 15 ans , j’ai lu le livre de Germaine Greer: Quand manger remplace aimer.

L’auteure nous partage son chemin de rétablissement de sa relation à la nourriture. Lassée des éternels régimes et des restrictions qui ne fonctionnaient pas, elle a décidé, un jour, qu’elle mangerait quand elle avait faim, qu’elle mangerait ce dont elle envie et dans les proportions qu’elle avait envie. Elle a décidé de faire confiance à son corps, de l’écouter et d’être son propre terrain d’expérimentation. Lire la suite

Résolutions du nouvel an…re-solutions

Bon, nous voilà au tournant de l’année.

Dans quelques heures nous fêterons le nouvel an; en famille, avec des ami.es, seules…le temps des excès va passer et viendra le temps du bilan et des résolutions du nouvel an.

En ce qui concerne votre relation à la nourriture, essayons plutôt d’entrer en mode re-solutions: trouvons des solutions pour améliorer notre image corporelle, notre relation à notre corps, notre façon d’aborder ce qui entre en nous, ce que nous faisons nôtre.

Sortons du schème habituel de la culpabilisation et de l’abonnement au gym de la nouvelle année, ou de la nouvelle diète à mettre en place comme une punition d’avoir fêté.

Voici donc mes re-solutions pour 2018…en adopterez vous quelques unes avec moi?

1. Je m’engage à jeter le pèse-personne : je suis plus que ces chiffres sur une balance et je refuse que ces chiffres décident de mon bonheur ou de ma valeur.

2. Je me regarde dans le miroir avec amour: mon corps me porte, me transporte et me permet d ‘étreindre ceux et celles que j’aime. C’est suffisant pour l’aimer  comme j’aime mes enfants…je fais en sorte que ma tête se taise devant le miroir et je me concentre sur toute la sensualité qui m’habite: mon corps est heureux de vivre! Quand je vis mon corps de l’intérieur, mon regard sur lui change.

3. Je renonce à mes croyances toxiques concernant la nourriture: je mange ce que j’aime, ce qui me fait du bien, et j’aime ce que je mange.

4. Je lâche ma xième diète: les diètes ne fonctionnent pas. Point. Parfois temporairement, au prix de gros effort, de stress et de contrôle constant, la privation semble donner des résultats…temporaires. Je pense changement durable, si j’en ai réellement besoin.

5. Je refuse de faire du sport pour faire du sport, me remettre en forme ou pour perdre du poids…ça ne marche pas non plus! Je trouve les mouvements qui me font plaisir et que je peux inclure chaque jour dans ma vie, parce que mon corps aime bouger et si je lui fais confiance, je vais trouver ce qui nous convient à nous deux: danser dans tous les sens avec ma musique préférée; marcher main dans la main avec mon ou ma partenaire; faire des pirouettes dans l’eau; jouer avec le chien; courir après mon petit dernier…

6. Je mets le plaisir, la relaxation et la convivialité au coeur de ma vie.

7. Je me fous la paix: mon corps est mon temple et à tout moment il me donne le meilleur de lui-même…

8. Je refuse la comparaison avec ma soeur, ma voisine et la pitoune de la télévision et j’arrête de me regarder avec les yeux des autres , qui sont plus souvent mes jugements que les leurs.

Vous rajouteriez quoi?

Bonne année 2018! Qu’elle en soit une d’amitié avec vous même, d’acceptation de ce qui est manifeste, d’amour de ce qui est, d’écoute de votre sagesse corporelle, de réconciliation avec la nourriture sous toutes ses formes et donc une réconciliation avec la Vie qui est en vous.

 

Lentement, voilà la première étape

ani relax

Voulez changer quelque chose à votre mode de vie. Vous êtes fatiguée, votre digestion laisse à désirer, vous vivez toutes sortes de symptômes désagréables qui vont de maux de têtes fréquents à la constipation, en passant par de l’anxiété ou des sautes d’humeurs. Vous vous sentez gonflée après les repas, et avez un gros coup de barre vers 15h30. Vous avez des fringales de fin de journées, des diarrhées incontrôlables…

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Estomac, satiété et satisfaction.

concept

Le sentiment de satisfaction, vous connaissez? Le sentiment de d’être suffisante, assez, ça vous parle? L’impression, au contraire de ne pas être assez, de devoir faire toujours plus, d’avoir peur de manquer, ça résonne? La sensation d’être comblée, détendue et pleine de gratitude, ça vous chante?

Que peuvent bien avoir toutes ses sensations en commun? L’estomac!

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Le manque de volonté…

relax
Un mythe qui perdure est celui du manque de volonté.

Si vous avez du surpoids c’est certainement parce que vous mangez trop et n’avez pas assez de volonté pour vous contrôler. Le sous-entendu est que vous vous laissez aller dans une indulgence crasse et qu’il y a certainement le péché mortelle de la gourmandise quelque part. Peut-être qu’on vous regarde de haut, ou que vous même, ayant bien internalisé le message, vous ne vous autorisez plus à manger ce qui vous plaît, ou même la quantité dont vous auriez besoin, en public.

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Aliment=substitut symbolique

POR Affection
Un bébé pleure. Elle est rouge, hurlante peut-être, agitée, ou  souffrante peut-être. Le sein arrive; ou la bouteille. Instantanément, elle se calme. Quel est ce miracle?

Au début de la vie, la nourriture représente bien plus que la survie. Elle représente l’affection, la sécurité, la conviction de notre valeur, la réponse à notre désarroi, à notre solitude, à nos peurs ou nos angoisses, la tentative d’apaiser une douleur physique. C’est si vrai qu’un bébé qui manque d’affection se laissera mourir de faim, comme on l’a vu dans des orphelinats des années 50.

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