Je m’aime plus quand je mange moins

<a href= »https://rouedemedecine.wordpress.com/2018/07/06/je-maime-plus-quand-je-mange-moins/pexels-photo-235549/ &raquo; rel= »attachment wp-att-2152″><img src= »https://rouedemedecine.files.wordpress.com/2018/07/pexels-photo-235549.jpg?w=535&Prime; alt= » » width= »535″ height= »354″ class= »alignleft size-large wp-image-2152″ /></a>
Avez-vous déjà ressenti cela? Vous l’êtes-vous déjà dit? L’avez-vous entendu?
Ce n’est pas toujours dit dans ces mots-là.
Parfois, c’est simplement mieux enrobé, déguisé…on espère avoir perdu du poids après une gastro par exemple. Ou dire qu’elle se sent plus légère quand elle mange moins; quand elle jeûne…
Ou pire. Des femmes me confient qu’un cancer, ça fait disparaître toute la cellulite.

Cela trotte dans la tête de bien des femmes et de certains hommes.
Que l’on soit en sous-poids, surpoids ou apparemment »normal ».

Cela parle de la maladie de notre société. Notre société d’abondance qui maintenant considère comme « beau » ce qui avant , en temps où la nourriture était plus rare et les récoltes moins assurées, était considéré comme maigre, chétif, « pas fort ».
On a peur du gras, autant dans la nourriture que sur le corps; ou on trouve ça disgracieux.
Trop maigre ce n’est pas bien non plus, mais c’est plus encouragé. C’est à dire qu’on va entendre une réflexion sur cette femme qu’on va dire anorexique mais peut-être que secrètement on l’admire, la jalouse ou l’envie…
Et puis il y ces femmes qui cachent si bien leur jeu: elles ont l’air en forme, mangent bien, s’activent, s’habillent comme elles le veulent, font tourner les têtes. et parfois sous des dehors positifs et enthousiastes est caché le prix réel de cette apparente perfection.

Il nous faut sortir de cette terrible habitude de mettre notre valeur dans des chiffres, dans des mesures. Les chiffres, les mensurations, les calories, les formes ne parlent pas d’amour, de valeur morale, de bienveillance…Les chiffres ne parlent que de quantité. Ils se comparent. Mais ne nous parle jamais de qualité; de personnalité, d’histoire de vie ou de parcours.

Qui peut dire ce qui se cache sous cette apparence? Sous cet « air » bien ? Sous ce corps parfait? Sous ce surpoids?

Tous les seins finissent par tomber et se flétrir…mais ont-ils eu la chance d’allaiter un enfant?
Tous les ventres s’épaississent un peu (ou plus!) quand la ménopause arrive; mais ont-ils aimés? Été aimés?
Oui, le dessous des bras finit par s’affaisser, comme la peau du menton, ou celle du torse.
Tous les visages se rident, mais ils ont tant vu!

Tant que nous ne serons pas intéressées par l’histoire de notre corps, du corps de l’autre, nous resterons prises sous une image; un jugement rapide, une projection.
Tant que nous n’apprendrons pas à aimer ce corps, ce temple qui permet à notre âme de se manifester sur la terre, nous passerons à côté du précieux de la vie.

Aujourd’hui, faisons le choix de nous aimer telle quelle. Toute entière. Rides, rouleaux, boutons…ce sera le début d’une véritable révolution.
Car une femme qui aime son corps, qui s’aime elle-même, fera tomber toutes ces corporations qui profitent de cette haine de soi qu’elles entretiennent savamment.

Tant que nous resterons accrochées sur la forme, nous ne pourrons pas plonger dans les profondeurs de notre Être.

La phase de célébration

Il y a des moments où nous avons le bonheur et le plaisir faciles. L’air est bon, les relations sont agréables et nous avons envie de multiplier les rencontres , la convivialité.

Nous avons envie de satisfaire nos papilles plus que notre pèse-personne. Il semble que nos sens s’ouvrent et que ce qui est bon  l’est particulièrement.

Quand j’étais enceinte, j’ai souvent vécu des moments semblables. Je me sentais libre et il me semblait que la nourriture que j’aimais était particulièrement goûteuse. J’étais attirée par de nouveaux goûts et pour la première fois de ma vie adulte, il m’arrivait de me lever la nuit pour manger. J’adorais les ananas, les mangues me semblaient un fruit divin et le foie de morue au citron (oui, oui) me faisait saliver rien que d’y penser.

Ce sont des moments où l’on se sent si pleine de vie, que chaque jour c’est comme un peu comme Noël. Nous honorons avec joie l’abondance et la générosité de la nature. Nous avons envie de recevoir, de cuisiner pour les autres, de sortir notre bonne bouteille que nous gardions pour une occasion spéciale.

Nous nous ouvrons à plus de bonheur et de gratitude et je suis sûre que notre terre-maman est heureuse de nous sentir comblée. Quoi de plus gratifiant pour une mère-maman que de nourrir ses enfants et de voir leur plaisir et leur joie autour de la table?

Qu’il est bon de célébrer la vie; de nous souvenir que chaque repas est une façon d’affirmer notre lien à la vie.

Parfois, nous pouvons rester accroché à cette phase, ne voulant pas lâcher le plaisir que cela nous procure. Nous restons dans l’idée que chaque repas doit être un plaisir et la sur-enchère s’installe.

Parfois nous pouvons simplement avoir peur de ce plaisir et peur de lâcher le contrôle que nous exerçons sur notre alimentation. Nous avons peur de nous-même; peur de devenir des gloutonnes sans fond. C’est particulièrement vraie si nous sommes constamment en phase fanatique de contrôle alimentaire. Plus nous nous refusons du plaisir, plus nous avons peur de nous laisser aller. Comme lorsque l’on se refuse certaines émotions par peur qu’elles ne s’arrêtent jamais.

Quand nous entrons dans cette phase, célébrons la vie, la joie, les relations. Apprécions ces moments et rechargeons-nous. En nous faisant confiance et en nous laissons aller quand le moment advient, nous améliorons la qualité de notre relation à nous-même. Il est alors bien moins probable que nous sombrions dans une forme ou une autre de débauche. ..le juste milieu, le juste respect de nos différentes phases, de nos besoins changeants, nous amènent à une relation alimentaire équilibrée et saine.

la phase de soutien/maintien

Voici notre troisième phase. Je vous rappelle que ces phases n’arrivent pas dans un ordre précis. Elles vont et viennent et le plus important est d’apprendre à les reconnaître pour nous-mêmes et les laisser aller quand elles changent…

La phase de soutien est « tout roule comme d’hab ». Nous sommes sur le régulateur de vitesse, ni trop vite, ni trop lent. C,est la vitesse de croisière ou nous sentons satisfaites de notre rythme de vie, de nourriture, de travail, de relation.

Il n’y a rien à régler, pas d’urgence particulière à s’occuper.

C’est une phase tellement ordinaire, que nous remarquons rarement quand nous y sommes.

Parfois c’est comme un plateau. Malgré nos efforts, tout se maintient. Pas de changement spectaculaire; pas vraiment d’amélioration dans notre routine d’exercice; stabilisation de notre poids.

Le plus important est de rentrer en toute tranquillité dans cette phase. Tout va bien, notre corps est dans son petit rythme confortable. C’est peut-être un bon moment pour mettre notre attention ailleurs que sur notre alimentation, notre corps ou notre santé.

Nous pouvons prendre des vacances intérieurs de notre vigilance habituelle et nous détendre.

Apprécions la routine et la tranquillité de cette phase. Elle aussi passera!

La phase de construction

C’est une phase qui correspond à des moments où nous nous sentons fortes, puissantes, capables. Nous avons envie de faire de l’exercice, de bouger nos muscles, de nous pousser un peu.

Nous sentons en nous un besoin de croissance et d’expansion Nous sommes attirées par de la nourriture plus denses: noix, huiles, gras, viandes et poisson, pâtes, riz…

Nous nous surprenons de notre appétit qui augmente et aux quantités que nous ingérons sans que cela change notre poids ou nous alourdisse vraiment.

Comme une phase de croissance de l’enfance ou de l’adolescence, cette phase à l’âge adulte nous parle d’une croissance métabolique. Nous croissons de l’intérieur puisque nous ne grandissons plus. Nous nous sentons ancrées dans notre corps, dans la terre. Là où la phase de nettoyage pouvait nous faire sentir plus légère, voire plus spirituelle, cette phase de construction nous ramène sur le plan matériel.

Émotionnellement c’est un moment qui peut nous faire sentir pleine de nous-même, confiante, en pleine capacité de nos moyens. Cette phase, comme les autres, peut durer de quelques jours à quelques mois.

Il est bon de reconnaître en nous ce besoin d’expansion et de croissance et d’honorer le besoin de se sentir pleine.

Par contre, il peut être difficile de renoncer à cette phase quand elle passe. Nous pouvons avoir envie qu’elle se prolonge et maintenir cet état en continuant de faire du sport intensément, en poursuivant ou en nous poussant dans la musculation et en restant accrochée aux endorphines que génère l’exercice intense. Quand cette phase s’estompe, nous pouvons avoir peur de laisser aller ou vivre un sentiment d’échec car nous étions si bien partie!

Alors nous essayons, avec forte discipline, de nous maintenir dans cette phase bien que notre corps soit déjà ailleurs , dans d’autres besoins.

Célébrons notre phase de construction. Profitons-en. Et acceptons qu’elle passe. Elle reviendra! Quand nous suivons les phases de nutrition comme elles se présentent, nous nous laissons porter par le flot de la vie et vivons en notre corps de manière optimale.

La phase de nettoyage

Il y a en nous un instinct tout naturel d’avoir envie de remettre de l’ordre, de ranger, de nettoyer…en psychologie de la nutrition, cela se traduit par un comportement alimentaire qui cherche à se renouveler.

On l’appelle la phase de nettoyage. Comme quand le printemps arrive enfin après un long hiver et que nous voulons ouvrir les fenêtres aérer la maison. Nous avons envie de respirer plus profondément, de nous sentir plus légère.

Durant cette phase, nous sentons le besoin de changer de régime alimentaire: peut-être que nous avons plus envie de manger cru, de manger plus simple, de faire des smoothies.

Nous avons moins envie de nourritures lourdes et ça pourrait être un moment propice pour diminuer notre consommation d’alcool, de café, de sucre, de produits trop transformés.

Peut-être que nous ressentons parallèlement le besoin de faire le ménage de la maison, des gardes-robes, du grenier, du garage ou…de nos relations!

C’est un bon moment pour mettre fin à certaines étapes de nos vies, de renouveler un engagement envers nous-même, de faire un jeûne…parfois même nous pourrions ressentir une sensation de deuil de ce à quoi nous renonçons.

Mais souvenez-vous: ceci est une phase. Cela veut dire qu’elle a un début et une fin. Être constamment dans une détox ou une autre; chercher sans cesse à se « purifier », à s’alléger peut devenir un piège. Car alors c’est plutôt la peur (de la maladie, de la vieillesse, de la perte de contrôle) qui mènera cette phase.

J’ai connu beaucoup de gens qui mangeaient « bien » et même « parfaitement » selon leurs croyances parce qu’ils avaient peur d’être malades. Et quand ils-elles sont malades, c’est la révolte intérieure et le sentiment d’injustice d’avoir fait tous ces sacrifices pour rien…

Alors quand nous sentons en nous une phase de nettoyage, entrons dedans avec la joie d’un printemps retrouvé et avec l’acceptation des autres saisons qui reviendront comme elles se doivent.

Je mange: un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout!

Saviez-vous que nous avons des cycles de nutritions?

Bien que nous ne soyons plus en croissance de la même façon que quand nous étions adolescentes, nous vivons tout de même des changements de métabolisme, de besoin et cela affecte notre appétit pour la nourriture…et dans la vie.

Parfois nous avons tout le temps faim; la nourriture est appétissante et nous avons l’impression de manger toute la journée. Nous avons de l’énergie, nous avons envie de bouger, nous mordons dans la vie. Cela peut même nous inquiéter, surtout si nous faisons constamment des régimes car il nous semble alors que notre appétit est déréglé , voire hors de contrôle.

Parfois l’idée même de manger nous semble un effort…ne parlons pas alors de cuisiner. Nous n’avons pas d’inspiration, la nourriture nous semble fade et peut-être que notre vie aussi nous semble un peu morne…

Ces différents cycles dans notre métabolisme sont normaux; et il est bon de les reconnaître et d’apprendre à les accepter et à surfer sur vagues de ces changements sur lesquels nous n’avons que peu de contrôle. Nous pouvons nous accompagner nous-même avec bienveillance dans ces différentes phases. Nous pouvons aussi les remarquer chez les autres et mieux comprendre ou elles se situent. Nous pouvons soutenir nos phases en faisant les modifications nécessaires à notre fa¸on de manger pour honorer nos besoins changeant.

Voici un aperçu rapide des différentes phases de nutrition que nous reconnaissons en psychologie de la nutrition. J’écrirai d’autres articles avec des descriptions plus complète, mais une vue d’ensemble est un bon point de départ!

Phase de nettoyage: vous avez une envie irrésistible de tout changer; manger plus vert ou plus léger, faire une détox, couper le sucre…

Phase de construction: vous vous sentez plus forte, vous ressentez le besoin de bouger plus, vous êtes attirées par la nourriture plus dense.

Phase de soutien: rien de nouveau, rythme habituel, pas d’envie particulières

Phase émotionnelle: ce que vous mangé semble être dominé par votre monde émotionnel

Phase de célébration: la vie est un plaisir et manger une affirmation de joie et de convivialité.

Phase d’apprentissage: vous avez envie de découvrir de nouvelles choses en matière de nutrition

Phase fanatique: vous venez d’adopter des changements qui vous font du bien, vous êtes convaincue d’avoir trouvé ‘LE’ régime et vous êtes prête à convertir la planète!

Phase de mort: Ouf, tout est un effort, rien ne semble bien fonctionner, vos anciens changements ne vous apporte plus le bien-être d’avant, manger est ennuyant.

Phase de guérison: quand vous utilisez consciemment la nourriture comme une médecine

Phase de n’importe quoi: toute les règles sont à la poubelles, grand désir d’être libre de faire et manger ce que vous voulez, quand vous voulez

Phase de lâcher prise: quand la vie nous demande de lâcher le contrôle sur notre nutrition, quand il est temps de se détendre et de faire confiance à ce qui est

 

Vous reconnaissez-vous? Comment pouvez-vous honorer ces différentes phases dans votre vie quand elles surviennent?

Manger juste

Souvent, on me demande: quand est-ce que je sais que j’ai assez mangé ?
Si j’ai passé des années à manger avec ma tête, en regardant mon assiette, en comptant mes calories, ou en essayant de faire le décompte de ce que j’ai mangé ce matin ou hier pour savoir combien je peux manger aujourd’hui, c’est bien que j’ai perdu le contact avec la sensation de « juste », de « assez », de « suffisant » ou de juste assez suffisant!
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Les désordres alimentaires


Pas besoin d’avoir un trouble alimentaire pour vivre une alimentation en désordre.
Quand on pense problèmes alimentaires, il nous vient plutôt en tête les extrêmes: anorexie, boulimie, orthorexie. Ces maladies requièrent des soins spécialisés, bien évidement, mais madame tout le monde peut vivre des désordres alimentaires.
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Le régime de la peur

« le sucre c’est du poison » « Il y a des pesticides partout » « La malbouffe c’est dangereux » « Es-tu sûre que c’est bien du Bio? » « hein, tu manges ça? » « Ça va te rendre malade » « C’était prévisible qu’il-elle allait avoir telle maladie, avec son régime alimentaire… »

Il y les bons et les méchants voir… Bon ou Mauvais?

Mais surtout, il y a la peur. La peur qui est une arme de conditionnement massif et qui sert à toutes les sauces: peur d’être malade, blessé.e, de vieillir, d’être pauvre, handicapé.e, grosse, trop maigre, laide, envahit par des « étrangers », de ne pas avoir assez d’argent de côté pour sa retraite, d’attraper la grippe (il faut bien vendre un vaccin annuel)…et bien d’autres encore, tout y passe.

Notre cerveau animal est assez basique: il recherche ce qui lui procure du plaisir et s’éloigne de ce qui lui procure de la douleur. La peur, qui désigne ce qui pourrait porter atteinte à notre survie, est un puissant moteur instinctif.

Les bébés naissent naturellement avec la peur du vide, de la chute et la peur des bruits intenses. Il semblerait aussi que la peur des serpents et des araignées soient inscrites dans l’ADN. La peur d’être laissée seule, même si elle est moins étudiée, est aussi présente dès le début de la vie: un bébé qui n’est pas en contact peau à peau avec sa mère ou un autre être humain va se mettre à pleurer et se calmer quand on la prend.

Comme la peur est  programmée profondément en nous, nous sommes hautement manipulables par ce biais.

En alimentation, cela se traduit par la peur de certains aliments, la peur d’être malade si nous mangeons « mal », la peur de s’empoisonner et de mourir à petit feu (en fumant par exemple, ou en mangeant du sucre), la peur de mourir dans de grandes souffrances (on vous dira que le cancer du côlon entraîne une mort plus souffrante que d’autres sortes de cancer, etc…).

Je connais bien des personnes qui ont un régime « impeccable » non pas pare que cela leur fait du bien, leur procure de l’énergie, leur fait plaisir mais parce qu’elles ont peur d’être malades. Leur tête est pleine de « il faut que » et « il ne faut pas que » en terme de nourriture ou… d’exercice physique. J’en connais qui font du sport absolument sans plaisir pour se punir d’avoir mangé telle ou telle chose ou par peur d’être malade plus tard…

Où est le plaisir du chemin? Il n’y a pas que la destination qui compte…voici une petite blague que j’aime bien:

Un femme a harcelé son mari durant toute leur vie commune pour qu’il mange bien, ne boive pas trop, fasse de l’exercice. Elle veut qu’il vive jusqu’à 100 ans. Effectivement, au prix de grands efforts de sa part, ils meurent tous les deux à 100 ans. Ils se retrouvent au paradis. La femme lui dit « Ah mon chéri, n’est-ce pas merveilleux ici? » et il répond : « oui, et si tu m’avais laissé faire, ça ferait déjà 30 ans que j’y serai et au moins j’aurais eu du plaisir sur la terre aussi! »…

Comprenez moi où je vous parle: bien manger et bien bouger sont les composantes d’une belle santé.

Mais manger dans la peur tous les jours; bouger par la peur ou la punition tous les jours; regarder son assiette avec stress ou faire ses courses angoissées; s’approcher du gym les mâchoires tendues; rien de tout cela ne contribue à votre santé.

Vous n’êtes pas un véhicule qu’il suffit de remplir de bonne essence  pour qu’il fonctionne bien…vous êtes un personne humaine et complexe pour qui le plaisir est inscrit dans la matrice et crée du bon; et pour qui la douleur, la peur, le stress négatif entrave le bon.

Même s’il y du vrai dans beaucoup d’affirmations concernant la nourriture, il y a aussi beaucoup de confusion, d’informations contradictoires et d’amalgames. Nous vivons aussi de l’impuissance face à ce que nous mangeons car la bonne provenance, la qualité, le soin n’existe plus dans la nourriture industrialisée.Et oui, cette même industrialisation de la nourriture a entraîné des conséquences néfastes sur les sols, les animaux , et les gens. Mais si nous rajoutons de la peur au menu, cela ne fait qu’augmenter notre souffrance et nous n’y gagnons rien.
Mieux vaut manger en paix et bouger avec plaisir.

Au lieu de mettre la peur au régime, faites donc une diète de la peur et éliminez-la de votre vie, partout où vous le pouvez.

Besoin de gras?

Parmi nos croyances toxiques en terme d’alimentation, la peur du gras vient sûrement au premier rang; tant et si bien que, souvent, nous ne mangeons plus assez gras.

« Le gras est le premier trésor de l’humanité » se plaisait à dire le Dr. Sabbah.  Sans la possibilité de faire des réserves sur nous-même pour faire face aux pénuries, l’humanité n’aurait pas survécu. Nous sommes faites pour prendre du poids l’automne pour nous préparer à l’hiver.

On sait que le fructose encourage plus la prise de poids que les autres sucres. Ce sucre présent dans les fruits abondants en automne envoyait le signal à notre cerveau de commencer les réserves.

La baisse de vitamine D, alors que le soleil est moins haut et moins puissant, est aussi un signal qu’il faut prendre du poids. On trouve ainsi un taux plus bas de cette vitamine chez les personnes ayant un surpoids.

Alors comme maintenant nous avons bien peur du gras, nous avons remplacé le beurre par de la margarine; nous mangeons des yogourts sans gras donc plein de sucre et d’agent de remplissage et de texture; nous sommes encouragées à cuire sans gras avec des aérosols de gras de mauvaise qualité,  et bien plus encore!

En fait nous avons besoin de gras de bonne qualité en quantité suffisante. Sinon, notre corps entre en déficit de gras et se met en posture de famine…Voici quelques symptômes surprenants qui peuvent indiquer un manque de gras dans votre alimentation:

Peau et cheveux secs, ou gras

Ongles qui se dédoublent

manque de concentration

perte de mémoire

difficulté à perdre du poids (eh oui!)

Prise de poids (encore eh oui!)

rougeur autour des yeux

difficulté à absorber certains minéraux et certaines vitamines, dont la A, la E et la D et les conséquences qui viennent avec…

constipation

difficulté de sommeil

Problèmes d’humeur: irritabilité et ou sensation d’être déprimée.

Si vous vous reconnaissez dans plusieurs symptômes, augmentez donc votre apport de bon gras pendant quelques semaines et voyez si cela fait une différence.