La phase de célébration

Il y a des moments où nous avons le bonheur et le plaisir faciles. L’air est bon, les relations sont agréables et nous avons envie de multiplier les rencontres , la convivialité.

Nous avons envie de satisfaire nos papilles plus que notre pèse-personne. Il semble que nos sens s’ouvrent et que ce qui est bon  l’est particulièrement.

Quand j’étais enceinte, j’ai souvent vécu des moments semblables. Je me sentais libre et il me semblait que la nourriture que j’aimais était particulièrement goûteuse. J’étais attirée par de nouveaux goûts et pour la première fois de ma vie adulte, il m’arrivait de me lever la nuit pour manger. J’adorais les ananas, les mangues me semblaient un fruit divin et le foie de morue au citron (oui, oui) me faisait saliver rien que d’y penser.

Ce sont des moments où l’on se sent si pleine de vie, que chaque jour c’est comme un peu comme Noël. Nous honorons avec joie l’abondance et la générosité de la nature. Nous avons envie de recevoir, de cuisiner pour les autres, de sortir notre bonne bouteille que nous gardions pour une occasion spéciale.

Nous nous ouvrons à plus de bonheur et de gratitude et je suis sûre que notre terre-maman est heureuse de nous sentir comblée. Quoi de plus gratifiant pour une mère-maman que de nourrir ses enfants et de voir leur plaisir et leur joie autour de la table?

Qu’il est bon de célébrer la vie; de nous souvenir que chaque repas est une façon d’affirmer notre lien à la vie.

Parfois, nous pouvons rester accroché à cette phase, ne voulant pas lâcher le plaisir que cela nous procure. Nous restons dans l’idée que chaque repas doit être un plaisir et la sur-enchère s’installe.

Parfois nous pouvons simplement avoir peur de ce plaisir et peur de lâcher le contrôle que nous exerçons sur notre alimentation. Nous avons peur de nous-même; peur de devenir des gloutonnes sans fond. C’est particulièrement vraie si nous sommes constamment en phase fanatique de contrôle alimentaire. Plus nous nous refusons du plaisir, plus nous avons peur de nous laisser aller. Comme lorsque l’on se refuse certaines émotions par peur qu’elles ne s’arrêtent jamais.

Quand nous entrons dans cette phase, célébrons la vie, la joie, les relations. Apprécions ces moments et rechargeons-nous. En nous faisant confiance et en nous laissons aller quand le moment advient, nous améliorons la qualité de notre relation à nous-même. Il est alors bien moins probable que nous sombrions dans une forme ou une autre de débauche. ..le juste milieu, le juste respect de nos différentes phases, de nos besoins changeants, nous amènent à une relation alimentaire équilibrée et saine.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s