Poids ou volume, telle est la question!

PORAu début des années soixante , les compagnies d’assurance cherchaient des exclusions  possibles pour leur régime d’assurance. C’est alors que, pour la première fois, il est décidé que l’embonpoint, comme cela s’appelait alors, était un risque pour la santé. Cela permettait de refuser d’assurer ou d’augmenter les primes d’assurance, basés sur le « risque ». Depuis, on nous serine sans arrêt que le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risques pour toutes sortes de maladies: le coeur, le diabète, les problèmes d’articulations, l’apnée du sommeil et bien d’autres.  La logique derrière est que le fait d’être plus lourde fait travailler plus l’organisme. Cela semble plus vrai dans les obésités dites « morbides », c’est à dire un indice de masse corporelle de 40% de gras ou plus, et moins certaines dans le surpoids moyen.

Pourtant, personne ne s’entend vraiment sur le sujet. Aucune étude n’arrive à déterminer combien un humain devrait peser (voir The Slow Down Diet, par Mrc David et Health at every size par Linda Bacon). Même l’indice de masse corporel reste relativement arbitraire. Il semblerait même que l’embonpoint protège de certaines maladies et accroît la longévité.

En fait, il y a des obèses en bonne santé et d’autres qui sont à la fois en surpoids et affectées par d’autres troubles de santé. De même qu’il y des minces et des maigres en bonne santé et d’autres en mauvaises santé , surtout si leur minceur (ou maigreur) vient de privations constantes et/ou d’excès d’exercice physique.

Il est facile de tomber dans le piège bien tendu qui veut faire équivaloir obésité et mauvaise santé…ce qui nous entraîne dans toutes sortes de régimes, dans la peur du gras et dans des conflits de silhouette.

En terme de silhouette, d’apparence, le vrai problème n’est pas un problème de poids. C’est un problème de volume. Le gras est plus léger que le muscle, mais prend plus de place.  Une personne en forme et musclée pourrait peser plus lourd qu’une autre qui est en « surpoids »…

J’explique à mes clientes que ce qui les embête le plus n’est pas réellement le chiffre sur la balance, mais l’aspect qu’elles voient dans le miroir. Je leur demande: si vous pouviez avoir la forme de corps de votre actrice préférée est-ce que ça vous dérangerait vraiment de peser 250 livres? La réponse est non.

Alors ne confondons pas le poids et la santé…ni le poids et le volume!

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