Quand l’appétit va…tout va!

Mon appétit est mon ami. Répétez après moi: mon appétit est mon ami.

Notre société, dans son rapport malsain avec la nourriture, réussit à nous faire croire que la nourriture est notre ennemi. Qu’il y a de « bons » et « mauvais » aliments. Que vous êtes mauvaise si vous mangez de mauvais aliments tout en vous bombardant constamment d’ images de plaisir associées au mauvais aliments…mais pire encore, c’est quand on vous a fait croire que votre appétit est l’ennemi public numéro 1:

Il faut le contrôler, vous contrôler, le faire taire à tout prix!

L’équation est simple (et payante pour l’industrie!), si vous ne ressentez pas la faim, vous mangerez moins et donc vous maigrirez…aaaaarrrrrgggghhhh.

Votre appétit est une merveille. Une merveille de complexité et de justesse. Il est garant de votre vie elle-même! Votre appétit SAIT. Il sait la quantité, la qualité de ce dont vous avez besoin. Quand il vous précipite dans une rage de sucre, de gras ou de sel ou autres nourritures affectives, il ne fait que contrebalancer l’effet pervers de vos privations.

Votre appétit, qui commence par les yeux et le nez, connait votre corps et reconnait la valeur des aliments que vous mangez. Il ne se trompe pas. Mais il est très malmené de nos jours.

Votre bouche, par le biais de la salive et de la mastication prépare votre estomac et informe le cerveau de ce qui est en train de rentrer: macro-nutriments (protéines, glucides, lipides) et micro-nutriments (vitamines, acides aminés, oligo-éléments, etc.).

Le petit bébé sait quand elle a fini de manger. Elle se détourne de la cuillère ou jette les aliments par terre. Et c’est déjà à ce stade que souvent, nous avons « appris » à ne pas nous écouter. Nos mères, préoccupées de quantité, ne faisant pas confiance à votre appétit, ou voulant vous empêcher de redemander à manger « trop vite », vous ont peut-être forcé à quelques bouchées de plus (de trop!).  Ou bien, voulant bien faire selon ce qu’on leur avait dit, vous ont refusé de la nourriture quand vous aviez faim sous prétexte qu’il « fallait » attendre 4 h entre les repas, ou les boires. D’autres , ayant déjà la peur du gras vous ont donné des aliments pauvres en huiles et acides gras essentiels et se sont inquiétées de vos bourrelets enfantins. D’autres vous ont peut-être mises au régime alors que vous étiez en pleine croissance. Pour certaines d’entre vous, c’est peut-être la pauvreté qui a entraîné une relation blessée à l’appétit.

Quel que soit votre cas particulier, il est temps de redonner sa juste place à l’appétit et à se remettre à son écoute pour rétablir cette relation vitale.

Comment, me direz-vous? Au travers de mes articles, il y aura des réponses à ces questions. Comme hors d’oeuvre, voici une première suggestion, qui va peut-être paraître enfantine: mangez quelque chose quand vous avez faim; de la meilleure qualité que vous puissiez vous permettre; même en petite quantité si vous avez encore peur de votre appétit.

C’est comme aller faire pipi quand on en a envie, plutôt que d’attendre de n’en plus pouvoir…

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